Auteur, auteure ou autrice ?

Vu, lu sur FB –

http://www.audreyalwett.com/auteur-auteure-ou-autrice/

et ça vaut la lecture !

Merci à Audrey – et son blog avec pleins de pépites ….!

 

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L’aulp du seuil

Regard détente dans le rétroviseur: ce dernier dimanche, après un samedi sous le signe des traductions, nous avons attaqué un classique randonneur de la région.

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Je ne l’avais fait qu’en été – une première donc, après 10 ans en GRE-land,  sous un ciel bleu et dans la neige (vieille de 10 jours déjà) dans un cirque qui impressionne toujours. Nous étions un groupe de 10 et avons fait également du cirque.

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Montés (en voiture partagée – comme il se doit ici)  au Col de Marcieu et garé sur le parking (immense) – il y a un spot luge énorme ici….

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Presque 900m de dénivelé nous attendent – et j’avais souvenir d’un début raide (et je ne me suis pas trompé, ça monte vite et raide). Finalement nous avons chaussé nos raquettes que pour la descente.

Première pause à l’Alpette.

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Une fois dans les rochers belles vues sur la chaîne du Belledonne.

Joli moment une fois « en haut » – belle vue sur le Mont Blanc (à gauche du photo de groupe) et sur la Réserve Naturelle des Hauts de Chartreuse.

 

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Pour le retour nous avons chaussé les raquettes.

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http://www.isere-rando.com/topos/aup-du-seuil-marcieu-2#.WKiPbG_hCW8

 

 

 

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La chair

« La chair » – de Rosa Montero (traduit de l’espagnol par Myriam Chirousse)

La vida es un pequeño espacio de luz entre dos nostalgias: la de lo que aún no has vivido y la de lo que ya no vas a poder vivir” (1ere phrase !)  [« La vie est un petit espace de lumière entre deux nostalgies : celle de ce que vous n’avez pas encore vécu et celle de ce que vous n’allez plus pouvoir vivre. »]

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Extrait de la présentation de l’Editeur :

Pas facile d’accepter son âge quand on a soixante ans, qu’on vit seule et que votre amant vous quitte pour faire un enfant avec sa jeune épouse. Soledad engage donc un gigolo de trente ans (Adam n.d.a.) pour l’accompagner à l’opéra et rendre jaloux le futur père. Mais à la sortie, un événement inattendu et violent bouleverse la situation et marque le début d’une relation trouble, volcanique et peut-être dangereuse.  Soledad se rebelle contre le destin avec rage et désespoir, avec humour aussi, et le récit de son aventure se mêle aux histoires des écrivains maudits de l’exposition qu’elle prépare pour la Bibliothèque nationale…..

Rosa Montero parle dans ce roman dense et pourtant facile à lire des thèmes comme la perte de l’amour, la solitude, le vieillissement, l’écriture, le sexisme, le désamour, la psychologie humaine….. vaste programme.

Peur. La dernière fois qu’elle avait fait l’amour. Et si elle n’avait plus jamais d’amant ? Les gens ne savaient pratiquement jamais quand c’était la dernière fois qu’ils faisaient quelque chose d’important pour eux. La dernière fois que vous gravissiez une montagne. La dernière fois que vous skiez. La dernière fois que vous avez un rapport sexuel. Car ce corps mutant qui tout à coup se plissait, se ramollissait, se crevassait, s’affaissait et se déformait, ce corps perfide, enfin, ne se contentait pas de vous humilier: il commettait de surcroît la grossièreté suprême de vous tuer. Et donc, quand vous arriviez à cet âge, l’age des chiens, les possibilités malignes de la chair se multipliaient. Et vous découvriez un jour une plaie dans la bouche, une boule dans le cou, un sourcil plus bas que l’autre…. (page 25)

Soledad (= solitude) a besoin d’être amoureuse et ne résiste pas au corps d’Adam et se ruine pour quelques nuits avec lui, pour lui offrir des cadeaux, pour le retenir aussi, tout en se demandant pourquoi elle le fait.

Ce qui rend le roman différent d’autres sur des sujets voisins c’est :

d’une part la musique omniprésente (Wagner « Tristan & Yseult, Britten, Bach),

d’autre part la fouletitude des références littéraires (sur les auteur(e)s maudit(e)s/excentriques tel que Maupassant, Pedro Luis GalvezMaria LejarragaMarisa Luisa Bombal, P. Dick  etc. – puisque Soledad est commissaire d’une exposition à préparer sur cette « catégorie » d’auteurs – ce qui, à vrai dire, ne lui rend pas la vie plus facile…puisqu’ils font écho à sa vie, à sa conception de la vie….

S’ajoute à cela le parallèle avec le personnage de Aschenbach (l’homme d’âge mur) de l’oeuvre de Mann/Britten (Mort à Venise) dont l’amour/amourachement passionné pour Tadzlo, sans craindre le ridicule (voir encore une fois Soledad), a ému plus d’un entre nous.

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A travers les lignes d’un désenchantement mélangé avec un espoir vigoureux, on perçoit que l’écriture peut être ou devenir un dérivatif ou palliatif à une vie qu’on n’a pas vécu « à donf »….. Dans ce contexte il est parfois presque jubilatoire de voir que R. Montero n’hésite pas de se mettre en scène aussi (elle y apparaît comme journaliste qui discute/conseille Soledad sous son – véritable – nom), tout en laissant le champs libre de voir en Soledad un portrait (chinois) d’elle.

Roman plus complexe qu’il n’en a l’air dans une première approche, intelligent et parfois rude (il y a un twist que l’auteure elle-même demande aux lecteurs de ne pas divulguer (« cher lecteur, j’aimerais te demander un service. Et il s’agit de garder le silence. La tension narrative de ce roman repose sur l’erreur de croire que, dans la relation entre Soledad et Adam, le personnage potentiellement dangereux est….. » (p. 190)) – je vais donc m’arrêter ici.

Enfin, pour clore ce « compte-rendu » un très joli texte de Elisa Tixen lu il y a deux jours (Tout ça pour ça), qui, à mon humble d’avis, va comme un gant aux interrogations du roman.

https://elisatixen.wordpress.com/author/elisatixen/

 

 

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Deux italiennes

« Sens dessus dessous » (Milena Agus) & « L’amie prodigieuse » (Elena Ferrante)

2 auteures en une entrée de blog, vu que je n’étais pas (si) emballé (que ça).

510y31zq4cl-_sx195_  (traduit par Marianne Faurobert)

Il n’y a pas si longtemps que ça  j’ai parlé très positivement de « Mal de pierre » de cette auteure, roman que j’avais lu suite à une très belle critique de mon amie Simone de « Sens dessus dessous » https://lectriceencampagne.wordpress.com/tag/sens-dessus-dessous/

Je suis malheureusement (?) resté en dehors de ce petit livre (148 pages aérées). Pourtant les pages regorgent de rencontres avec de très beaux personnages d’un microcosme plutôt savoureux, tout en sonnant parfois comme un conte ou un poème.

Présentation par le Nouvel’ Obs :

M. Johnson,…habite au dernier étage d’un immeuble de la ville de Cagliari. Sous ses fenêtres, la Méditerranée s’étale à l’infini, et frappe le visiteur. «Tu as vu cette lumière, comme elle joue sur les portes vitrées, et ces plafonds si hauts !», s’exclame Anna, la sexagénaire de l’entresol, qui monte dès qu’elle peut pour aider le violoniste dans ses tâches quotidiennes. Mère de Natasha, avec qui elle vit dans un logement presque insalubre, Anna sert à Johnson de dame de compagnie, et plus si affinités. Depuis que Mme Johnson a quitté le domicile, il s’est clochardisé, sentimentalement aussi. Anna ne tarde pas à repérer des revues porno cachées dans son repaire. Elle joue le jeu, se met à porter des dessous chics, rêve d’une nouvelle vie avec le grand artiste du dernier étage. En Sardaigne, les conversations dans l’escalier servent de ciment autant qu’elles alimentent les racontars. La vie est un théâtre et les représentations, dans les immeubles, se jouent tous les jours à guichets fermés. On est à la fois acteur et spectateur de sa propre existence – laquelle, avec vue sur la mer, ne pourra qu’être sauvée. 

Il y a donc le Monsieur du dessus (comprenez de l’étage du dessus), M. Johnson (ancien grand violoniste vivant dans le plus bel appartement d’un immeuble – avec vue sur la mer).  Il y a sa femme aussi (qui a déserté le domicile familial pour revenir plus tard). Dans l’appartement du dessous habite Anna avec sa fille Natasha (Anna cache dans les tiroirs de ces armoires « des dessous coquins et des rêves inassouvis » (4e de couv’), elle va faire le ménage chez les Johnson et devenir un peu plus qu’une femme de ménage pour Môssieur.

« ..malgré ses jambes gonflées et son poids, Anna est gracieuse et légère, parce qu’elle sourit à la vie, un sourire toujours doux et confiant. Elle n’est jamais en colère et quand on lui fait du tort, elle pardonne et n’y pense plus…Elle est si fière de son salon qu’elle semble aveugle à l’aspect misérable de l’appartement qu’elle habite, comme à l’aspect misérable de sa vie, toujours au service des autres » (p.48).

Il y a la narratrice-étudiante aussi, poète (et écrivaine en devenir – Alice (au pays de Milena ?)  qui se (re-)trouve entre Anna et Monsieur Johnson (et sa femme). Elle observe, intervient, avec sa corbeille d’interrogations, doutes et espoirs…, et se nourrit des revues pornographiques de M. Johnson (et des dames frigides qui y virent nymphomanes) : « Moi aussi je veux devenir nymphomane. Je me regarde dans le miroir et ce n’est pas mon image que je vois, pâlichonne et maigrelette, je vois la machine de guerre sexuelle que je voudrais être, provocante et mamelue, sans serre-tête, avec une mèche de cheveux sur l’œil et une robe toute en lacets de cuir que l’on peut dénouer pour libérer les parties érotiques du corps. » (p. 64)

C’est doux, truffé de quelques beaux mots sur la vieillesse, la maladie, le sens de la vie, mais ce monde qui montre un misérable qui devient merveilleux a glissé sur moi sans accrocher…sans que la délicatesse des propos et situations va plus loin en moi. C’est une petite musique certainement, un impromptu, mais qui ne m’a touché que par les questions que les destins des personnes vivant dans cet immeuble sarde pose.

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« Elle me confiait qu’elle aussi, toute vieille sorcière qu’elle était, aurait bien aimé se trouver un fiancé, car notre cœur n ‘aspire qu’à l’amour. Et qu ‘ en y réfléchissant bien,  le meilleur âge pour tomber amoureux, c’était justement la vieillesse. « Pourquoi ? » lui demandai-je. – Parce qu’à votre âge, celui de Natasha et le tien, ça j finit tôt ou tard. – Ça finira entre Natasha et son fiancé ? – Je crois bien que oui. – Et entre Johnson senior et Anna ? – De toi à moi, tu as l’impression qu’Anna apprécie le jazz? – Johnson senior, lui, l’aime, en tout cas. Je ne sais pas si elle apprécie le jazz. Elle adore les chants religieux, les Beatles, les airs d’opérette. J’ai remarqué qu’avant, elle laissait la porte ouverte quand Johnson jouait. Maintenant elle la ferme. Je lui ai demandé pourquoi, et elle m’a répondu qu elle le faisait pour qu’il puisse mieux se concentrer. – Nous savons parfaitement que c’est faux. – Ça finira entre eux aussi ? – Non. Mais c’est parce qu’ils n’auront pas le temps de se lasser l’un de l’autre. Leur fin à eux arrivera bien avant cela. C’est l’unique avantage de la vieillesse. Et je voudrais en profiter moi aussi. Mais pour finir en beauté, je me choisirais un monsieur comme il faut, sensé, un Terrien, bref, quelqu’un de très différent de Levi et pourquoi pas, riche, histoire de reprendre des taxis et de renouveler ma garde-robe. Tous ces bouleversements m’ont donné des envies bizarres, à moi aussi, qui ai toujours été si normale, pourtant. (p.143)

product_9782070466122_195x320  (traduit par Elsa Damien)

C’est un peu aussi ce qui m’est arrivé avec le premier des livres de Elena Ferrante , dont vient de sortir – en français – le 3e tome d’une fresque qui se déroule à Naples « Celle qui fuit et celle qui reste », après « Le nouveau nom ».

J’ai lu dans le blog de Simone que Daniel Pennac offrirait ce livre à ses amis. Je peux comprendre et ne comprends pourtant pas tout à fait. Voici un extrait du blog de la livrophage:

Voici deux gamines nées dans les quartiers misérables de Naples, à la fin des années 50, début des années 60. L’une, Elena, est fille du portier de la mairie, l’autre a un père pauvre cordonnier. C’est l’histoire de la naissance d’une amitié, l’histoire d’un lien exceptionnel entre deux fillettes, puis adolescentes. Toutes deux sont d’une intelligence qui ne demande qu’à s’épanouir et une institutrice consciencieuse va les y aider. Il y a Elena, plutôt douce et un peu timide, et Lila, dont les yeux parfois se mutent en deux fentes d’où fuse un éclair sombre; teigneuse, hardie,  elle est en fait toujours en colère. 

…Ce livre est plus qu’une peinture sociale de cette époque, dans cette ville, dans ce quartier, un livre sur l’amour et l’amitié, ces liens qui se créent par des attirances confuses, un livre sur les femmes aussi, et enfin un livre sur l’ascension sociale, ses vertus et ses conséquences.

https://lectriceencampagne.wordpress.com/2016/04/22/lamie-prodigieuse-elena-ferrante-folio-traduit-par-elsa-damien/

La toile de fond de la ville de Naples – que la critique souligne souvent – est, à mon avis, assez tenue dans ce 1er tome. Le livre aurait pu se passer dans pleines de villes (Milan ou Rome p.ex.). De plus, je trouve qu’il n’y a pas mal de passages (430 pages dans la version folio quand même – donc 4x plus que dans le livre qui est nettement plus concis et « ramassé » de Milena Angus) presque banals, décoratives pour un scénario d’une  saga télénovela nostalgique (à succès) qui a besoin de petites scènes pour remplir son quota de 52 minutes.

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Toutefois, par-ci par-là, il y a des paragraphes très forts et sensibles (et certainement bien traduits) sur l’amitié (naissante) ou les émois et sentiments, sur les questions que de jeunes adolescent(e)s se posent, sur la découverte du champs des possibles à travers la lecture, l’enseignement, les différences sociales, et l’envie de s’élever par un ascenseur social.

Je me suis peut-être juste fait une idée trop grande/ haute de cette fresque que la critique ET le grand nombre de lecteur de par le monde encense. Certes, je dois avouer que c’est une sorte de « page-turner », un roman de plage de la côte amalfitaine (tzzz, c’est vrai j’aimerai la voir et fouler son sol),  mais j’ai parfois décroché et trouvais qu’il y avait de redondances (avec des scènes dont je n’en ai pas toujours saisi l’importance dans le cheminement des personnages)

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Un avis que partage k79 aussi ici:

https://leslivresdek79.wordpress.com/2017/02/11/292-elena-ferrante-lamie-prodigieuse/#more-2721

 

 

 

 

 

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Bois Barbu, Bellier & Malaterre

Petite sortie dominicale « cool » dans le Vercors.

Avec des amis montée à Villard de Lans (pour les parisiens : 45 minutes en voiture quand-même).  Nous nous sommes garés au parking de Bois Barbu (départ de plusieurs chemins de rando & des pistes de ski nordique).

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La neige est tombé en milieu de semaine, mais les températures (7°C le matin) ont fait fondre pas mal la couche neigeuse à cet hauteur de 1200 m env. Sur 6 personnes de notre groupe seule une a chaussé les raquettes…!)

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Nous avons choisi le chemin direction Malaterre (traversée de la plaine et descente et remontée dans la forêt).

Le chemin serpentant et jouxtant parfois la piste de ski nordique est exceptionnellement bien marqué/balisé. Dénivelé riquiqui de 250m environ.

Pause picnic à l’auberge de Malaterre au soleil masqué toutefois rapidement par une couche de nuages…..

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Retour par le Carrefour de la Glacière et le Sapin Bellier.

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C’est un sapin (d’élite) de 220 ans d’une circonférence de 3,90m. Son nom vient d’un garde forestier du nom de Bellier.

La rando (hors picnic – truffé celui-là aux discussions sur Fillon & sa Pénélope) aura duré env. 3h, s’est avéré oxygénante,  et s’est terminée avec un verre à Ferme le bois barbu avant de redescendre dans la ville de GRE en attendant la semaine sous le signe du boulot.

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Barcelone – Il était combien de fois

Roman de Hélène Couturier publié chez « le dilettante »

L’histoire d’une femme infidèle, qui grâce à Barcelone la nuit, sera fidèle à ses désirs.

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Résumé de l’Editeur
Tiraillée entre la culpabilité de l’infidélité et la monotonie de la fidélité, Mathilde a toujours beaucoup menti. Aussi, quand son compagnon lui demande combien de fois elle l’a trompé, elle continue de mentir. Mais la question a jeté un gros froid et après un brutal et sarcastique règlement de comptes façon radiographie du couple, son compagnon la quitte.
Elle pourrait s’effondrer. Elle devrait. Mais elle décide – histoire de ne pas ressembler à une femme fraîchement larguée – de sortir dans la ville. Mathilde a toujours aimé les nuits barcelonaises et les bars et la fête et elle pense que cinquante ans est l’âge où tout est permis.
À travers une succession de rencontres curieuses oscillant entre tragédie et comédie (un dealeur pakistanais, un rasta au crâne rasé et un Israélien altermondialiste) se dessinent deux portraits, celui d’une femme qui veut continuer de rester propriétaire de ses envies et celui d’une ville qui la nuit venue se mue en un vaste terrain de jeux pour adultes.
Entre conte et mécomptes, vertiges et marivaudage, Hélène Couturier nous livre, via la fièvre de ce monologue sauvage aussi drôle que grave, une vue en coupe de nos amours contemporaines.

159 pages alertes (dialogues coup de poing, vaches et vrais!) dans la tête d’une femme et dans sa vie.

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…Et là sur un ton anodin, celui qu’il aurait utilisé pour savoir si je serais à l’appartement jeudi matin pour le relevé du compteur électrique, il m’a demandé :  « Combien de fois tu m’as trompé? » Je n’ai pas sursauté – sauf dans ma tête ! ….. »Pourquoi tu me demandes ça? » – « C’est une question comme une autre. » Il plaisantait ? … (p.7/8)

A partir de cette question à laquelle elle (une petite cinquantaine) ne répondra pas (ne pourra/peut pas répondre)

« Il était combien de fois quoi ? Combien de regards échangés avec du désir et la perspective de davantage ? Combien d’orgasmes, de caresses, de baisers ? Oui, dis-moi s’il te plaît, à partir de quel acte on doit ajouter cette fois-là aux autres ? » (p. 132)

C’est que Madame, depuis 4 ans sur les 12 ans avec son Jo, elle a (eu) ses « amusements » tout en restant « en couple…parce que c’est beau un homme dans une chambre à coucher » ce qu’elle ne peut pas dire, comme elle ne peut pas non plus dire que « Jo, je reste en couple parce que c’est trop triste de coucher avec des hommes pour combler le besoin d’amour qui traverse et relance tout un chacun, même les mauvaises filles comme moi et parce que pour bien s’amuser avec les autres  il faut être aimée et aimer s’amuser aussi avec celui qui vous aime et c’est pour cette raison qu’il n’y en a pas un mais des autres parce que tu ne peut être en concurrence avec plusieurs autres. (p. 53) 

De fait, la question de l’homme vient en préambule (ce qu’elle remarque rapidement) de son annonce à lui qu’il a rencontré qqn…. ce qui déclenche un torrent de réflexions et une fuite dans la nuit barcelonaise, engendre des rencontres et le petit livre devient finalement un joli hymne en d-mineur à la vie et la liberté.

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Les suiveurs de mes bafouilles blogueuses ont déjà remarqué que j’aime bien les romans écrits par des femmes, portes d’entrée dans des schémas de pensée souvent (très) différents des miennes, miroirs de mystères aussi.

Ce que j’ai aimé dans ce livre, c’est la liberté de ton, les réflexions et retours en arrière (souvent assise sur le canapé « qui (lui) rappelait tant de bons moments auprès de son corps« (p.22)  à un moment charnière de la vie d’une femme menteuse, assez égoïste – à mon goût –  et auto-centrée), mélangé avec des virées dans une ville que j’aime beaucoup (mais dont je ne connais pas du tout ni la vie nocturne).

Finalement un livre balade-badin avec une petite musique grave et mélancolique – qui me sied bien.

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« J’aurai du lui marteler que mon âge était celui de tous les possibles ! » (p.68)

Crédit Photo – moi-même 2008 (septembre) 

PS (qui n’a rien à voir – mais je suis un père fier) :

Ce week-end a eu lieu u semi-marathon à Barcelone

http://edreamsmitjabarcelona.com/

et ma fille y était !

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Duel

Vous avez dit « Traduels« ?

Le concept du traduel (translation slam) est à la fois simple et audacieux : à partir d’un même texte reçu quelque temps auparavant, deux traducteurs produisent chacun (dans son coin) une traduction. Devant une assemblée (de traducteurs souvent), les traductions sont analysées, décortiquées, et on suit (souvent avec passion) les échanges et explications des « duellistes ».

Vous voulez savoir à quoi ça ressemble? Pourquoi ne pas écouter ou réécouter le traduel entre François Lavallée et Dominique Jonkers ?

Lien (notamment pour le podcast) :

 http://www.ata-divisions.org/FLD/index.php/2016/05/26/epi-6/

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