Balibarbaric

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Je l’ai vu finalement ce faux biopic sur « Barbara » (et cela malgré quelques voix d’amis qui disaient, ny va pas !). Je ne la connaissais finalement peu. Je suis arrivé en France en 1981, et la chanson française n’était pas ma tasse de thé à l’époque.

Disons le tout de suite, si vous voulez apprendre quelques chose – directement, sans filtre, sans distorsion – de la vie de Barbara, ce n’est pas ce film qui vous aidera bcp.

Comme à son accoutumé M. Almaric filme en digressions, mélange les niveaux (de lecture). « Barbara » est un film sur un metteur en scène qui fabrique un film autour de « Barbara » et qui se sert, pour tourner ce film kaléidoscope, d’une part d’un livre publié en 68 du traducteur (de Gatsby le magnifique), Jacques Tournier, et d’autre part d’un documentaire (de Gérard Vergez) réalisé lors d’une tournée de Barbara dans les années 70 (Barbara en voiture, tricotant (!), dans sa loge …)

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Sur des éclats de ces deux « sources » Mathieu A.  va parfois « refaire » les scènes vues dans ce film documentaire /lu dans le livre tout en modifiant certains éclats et instants …. – l’extrait de 28 minutes ci-dessous en éclaire 1 seule (!) scène, mais, je vous parie, le film en contient des « jeux » à la pelle du même genre.

Leçon de cinéma avec Mathieu Amalric ! – 28 Minutes

http://sites.arte.tv/28minutes/fr/video/lecon-de-cinema-avec-mathieu-amalric-28-minutes

Fidèle à son idée du cinéma Mathieu A. va donc faire jouer certaines scènes par son actrice préférée (et ex-femme dans la vraie vie) Jeanne Balibar, la caméra va l’observer parfois en « actrice » faisant ses exercices (de voix), essayant de trouver le bon geste qui pourrait ré-incarner Barbara,  parfois aussi la capter jouant Barbara (attention on le voit « au faux nez »), enchaînant – des fois dans la même séquence – avec – sans couture visible – des extraits du documentaire ci-dessus…. ce qui crée un tourbillon de sensations, vertiges même… mais laisse peu de place à l’émotion (notamment quand on ne connait pas Barbara).474907.jpg-r_1280_720-f_jpg-q_x-xxyxx

Toutefois il y a parfois des scènes qui émeuvent, quand tout d’un coup Mathieu Almaric prend le temps (une belle scène dans laquelle Jeanne Balibar s’installe à un piano dans une salle vide, chante, capte le regard du metteur en scène et se dissout peu à peu dans des images d’archives créant un trouble renforcé par la musique…. (un Lied de Strauss je crois)

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Pour être honnête, pour un non-connaisseur de la chansonnière (heh – j’ai « même » appris, après le film seulement, que le père de Barbara a abusé sexuellement d’elle (d’ou – parait-il « L’Aigle noir » – même si Patrick Bruel avance une autre interprétation de la naissance de cette chanson).

Fan des films de M. Almarique (notamment « Tournée » & « Chambre bleue« ) et captivé par les voix de Balibarbara, par l’approche pointillistes et allusions, jamais tape à l’œil (ou genre pesant marteau…), par la mélancolie sous-jacente et l’amour évident du metteur en scène pour sa Balibarbara  je suis sorti du film content – sans être bouleversé et sans être certain d’avoir tout « capté ».

 

 

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Le saut oblique de la truite

J’ai eu avant l’été le plaisir de recevoir un livre dédié par Jérôme Magnier-Moreno avec une belle dédicace : « …en espérant qu’un des rares « garçons blogueurs » appréciera ce « Saut oblique » .

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C’est grâce à mon lien avec Livrophage et son joli billet sur ce livre que Jérôme m’a contacté – et je le remercie pour ce petit saut oblique dans le temps et l’espace.

C’était drôle : Je me suis mis à lire le petit livre (91 pages), un jour de pluie, et « tombe » dès la 3e page, dans le chapitre « 0 – Les couleurs »,  sur une référence à Ernest Hemingway et Hadley (que j’ai « fréquenté » quelques semaines auparavant seulement) – Hemingway et la pêche resteront par ailleurs présent tout au long du livre (belle citation p. 54 complétée par  « ….Une phrase magnifique (même traduite), qui explique pourquoi Hemingway est Hemingway, et pourquoi moi je ne suis que moi… »   remarque qui reflète bien le côté mélancolique et rieur en même temps qui caractérise ce livre qui par ailleurs fait également « honneur » à Henry Thoreau (« Walden ») qui est souvent évoqué par Paolo Cognetti aussi – les grands esprits se rencontrent.

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En effet, on (sou-)rit beaucoup dans ce récit (et cela dès les premières lignes assez de-culottées). Comme par exemple lors de cette rencontre fortuite (j’ai re-pensé à mes années auto-stop d’avant blablacar) avec « …une femme d’une quarantaine d’années, aux longs cheveux noirs ondulés et aux seins obuesques dont la naissance est très nettement visible par un décolleté non négligeable… » et les soirées humides qui s’ensuivent (p. 60) … combien sommes/seront nous, les hommes, loin de notre adolescence, de re-penser à nos émois (de nos 20 ans à peine ?)… sachant que, dans mon cas, les seins obuesques, très peu pour moi, elles n’ont jamais été mon fantasme….

L’Éditeur présente le livre comme suit (4e de couv’)

 « La Corse. Boisée. Montagneuse. Désertique. Magnifique. Mer bleue. Minuscules coques blanches des bateaux jetées dans l’eau comme une poignée de graviers. Côtes brunes. Nouvelle palettes de couleurs. »

Le peintre Jérôme Magnier-Moreno a mis dix ans pour écrire une histoire qui ne parle de rien – ou presque ; un jeune homme parti pêcher le long du GR20… Un premier roman initiatique procurant une impression unique de liberté.

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En effet, le narrateur se souvient de quatre jours passés en Corse … pour faire de la pèche avec un ami qu’il attendra comme le faisaient Vladimir et Estragon – le livre aurait pu finalement s’appeler aussi « En attendant Olivier » ou « En attendant la truite » ….

Petit bijoux de livre, limé, poli depuis des années…. Le lecteur suit les « aventures »  du pêcheur empêché, parcourant les impressions colorées (en artiste-peintre qu’est l’auteur) – chaque chapitre porte une couleur (du rouge en passant par le bleu turquoise au mordorée…) – parfois des mots (sensations), des anecdotes, des images-flash, des poèmes aussi (en alexandrin ou pas), qu’on sent bien « vécus », glanés (réellement) dans un petit Moleskin…..ou aussi le « discours fleuve » de la Rivière (la seule partie – p. 37/39 – dont la musique était, à mes oreilles, plus dissonante, presque perturbante)…

Un texte mélancolico-comique qui fait du bien, se déguste comme un verre de champagne – et qui m’a bien permis de faire un voyage, aussi bien dans les effluves sentimentales du garçon que j’étais, manquant de confiance en soi, que vers le passé récent (ma randonnée  en Corse un mois de juin – 2013 – particulièrement chaud)

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Enfin, et cela vaut ce que ça vaut, celui qui aime Nile Rodgers et Foreigners et a du mal avec Céline Dion, m’est d’emblée sympathique….

Merci Jérôme.

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L’île

Lu dans le cadre des travaux du jury du prix Caillé.

Mon opinion est strictement personnelle et ne reflète en aucune manière l’opinion exprimée (à un moment donné) par le jury dans son ensemble.

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Présentation de l’Éditeur:

L’île est le tout premier récit qu’Ilma Rakusa publie chez Suhrkamp en 1982.
Le protagoniste du roman, Bruno, séjourne sur une île grecque en compagnie de son ami Jorjos après une rupture avec sa femme Ann. Le roman alterne la narration à la troisième personne et les notations personnelles de Bruno : ses idées, des évocations de souvenirs, des bribes et séquences de cauchemars selon une logique apparemment erratique. De ce patchwork émergent une représentation et un imaginaire foisonnant des relations amoureuses du couple.

Auteure et traductrice, Ilma Rakusa est née à Rimavska Sobota (Slovaquie), de mère hongroise et de père slovène, et vit à Zurich. Elle a étudié la slavistique et la littérature française aux universités de Zurich, Paris et Saint-Pétersbourg et a enseigné pendant de longues années. Ilma Rakusa est journaliste pour la NZZ et Die Zeit et a publié plusieurs ouvrages de critique littéraire ainsi que des anthologies. Elle a traduit de nombreuses œuvres littéraires du russe, du hongrois, du serbo-croate et du français. Mehr Meer, paru chez Literaturverlag Droschl (2009), a reçu le Schweizer Buchpreis (2009) et est paru aux Éditions d’en bas dans une traduction de Patricia Zurcher et sous le titre La mer encore. Passages de la mémoire. www.ilmarakusa.info.

Le 12 novembre 2015, Ilma Rakusa obtient le Manes-Sperber-Preis.

Natacha Ruedin-Royon a fait un doctorat ès lettres sur les œuvres de Wolfgang Koeppen, Johannes Bobrowski, Czesław Miłosz und Stefan Chwin et des études de traductologie.

Un couple s’est séparé. Le récit (Erzählung) – se fait du point de vue de l’homme (Bruno) qui s’est installé sur l’île grecque Patmos  (île que je ne connais pas, mais selon des amis d’une très grande beauté naturelle et surtout « à faire » à pied). Bruno pense souvent à sa femme.

J’essaie de m’imaginer le corps d’Anne, mais je n’y parviens pas. En tout cas pas comme un tout. Je me rappelle quelques détails: ses seins différents l’un de l’autre, sa peau brune et lisse qui sentait le varech ou quelque chose de ce genre, ses cuisses un peu trop minces. Avait-elle quelque chose de dégingandé ? Je la disais marine à cause de l’odeur de sa peau. Elle se trouvait sportive, mais cela ne veut pas dire grand-chose. J’aurais l’air stupide si elle se tenait nue devant moi a l’instant. Ne devrais-je pas alors m’attendre à l’une de ses questions pièges: «Tu préfères le gauche ou le droit ? a et déclarer que sa nudité était illusion? C’est par sa chevelure qu’Anne était belle.

Il se balade – décrit ce qu’il voit autour de lui…. .Puzzle /mosaïque d’impressions qui  peut déconcerter, qui semble parfois davantage structuré par associations qui nous échappent des fois, sautant d’une idée à l’autre, à première vue sans obéir à un quelconque schéma… Et surtout, changement perpétuel, parfois au sein d’un paragraphe, du « je » à la 3e personne (« il » = « île »?)

« 
Il traversa le champ d’éboulis et ne s’arrêta qu’au moment de commencer l’ascension. Les chèvres avaient disparu. Parvenu au sommet, il vit la mer, ruban étincelant. Une autre mer que celle dans laquelle il venait de se baigner. L’autre était verte.

Le chemin plat qui menait vers l’intérieur des terres, à travers d’autres éboulis, fut rapidement parcouru. Il pensait à des versants alpins ou à des régions nordiques, au froid et à la neige, et soudain l’île avec ses amoncellements de résidus volcaniques lui parut plus supportable. »

Bruno essaie de se remettre de sa rupture et traverse les mers de la mémoire et les montagnes de souvenirs du couple. (tout en « collectionnant » des idées, des choses, des mots…qui se mêlent à ses réflexions). Ainsi, étranger sur une île d’une étrange beauté, sa vie consiste à écrire dans sa chambre, lire à haute voix, passer du temps avec Jorgos (qui tient une petite épicerie), boire (parfois trop) …. activités qui deviennent l’ossature de son existence entre-deux. Le lecteur est mis devant un véritable miroir brisé existentiel (ah ses réflexions sur le couple, Mars & Vénus…. – et il ressasse, re-pense à des moments de leur vie commune…. comme excité par l’aridité des paysages…. et/ou inspiré par la simplicité de la chambre qu’il habite).

Pour donner une idée – voici qqs extraits (un peu plus que d’habitude) qui soit vous attireront, soit vous rebuteront….

Noirs – les radis, la magie, le marché, le raisin, la nuit… Mat noire, colère noire, Foret-Noire, mer Noire. Il aurait voulu introduire le concept de «vent noir», inventer un mot unique pour la couleur noire d’un lacet. Jamais il n’avait ressenti la noirceur comme inquiétante, et pourtant, cette menace sommeillait dans’ tant d’expressions. D’après Anne, toujours, dut-il reconnaître.

Le vent venait du large et fouettait sa tempe gauche, ou, plus exactement, toute la partie gauche de son visage: il ressentit rapidement un tiraillement désagréable au niveau de la joue. Il protégea son visage de la main, et la douleur s’effaça peu à peu. La douleur… Il l’avait connue aujourd’hui, mais elle ne lui avait laissé qu’un souvenir étrangement vague. Il savait seulement qu’il ferait tout pour éviter toute nouvelle souffrance.

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Comme si la vie se réduisait à ces soirées où l’on se dévisage, où l’on se dégoûte mutuellement. Anne et moi maîtrisions ce passe-temps charmant à la perfection, nous en avions fait notre pain quotidien. Je ne saurais dire laquelle de ces soirées passées dans la cuisine fut la plus parfaite, mais par leur uniformité, elles étaient toutes parfaites. Lorsque je me replonge dans le passé, je vois défiler les séquences d’un film mettant en scène l’esthétique de l’ennui dans sa version la plus compacte, et dont le titre serait « Vie quotidienne ».  Le montage y est sacrifié au profit de « l’authenticité » (quelle ingénieuse appellation), et les longueurs présentent elles aussi certains avantages.

*******

N’avons-nous pas réglé nos comptes, elle et moi? Mais cette idée a-t-elle seulement un sens ? Ce besoin, la nuit, de mener la lutte, de parer les coups, de contrer, de ne pas céder, de clarifier les choses pour ne pas perdre la face, face, qu’est-ce sinon la tentative de rester debout alors que la terre se dérobe sous vos pieds ? Dans cette histoire, celui qui encaisse, c’est moi.

Relever le col de mon pardessus et sortir sous la pluie battante, une vieille lubie d’autrefois, quand ça n’allait pas. Ici, je fixe le pla­fond balayé par des faisceaux de lumière changeante, les yeux rivés sur ce jeu silencieux, jusqu’à en être comme anesthésié.

A Jorgos, j’ai répondu que cette histoire avait trépassé. Oui, lit­téralement: trépassé. Pur mensonge en ce qui concerne mes nuits.

Je vais me laver, me raser, recoudre ce bouton de ma chemise. Il fait beau. Toujours pas une goutte de pluie en vue

**********

Flux et reflux, mes états d’âme vont et viennent. Bon gré mal gré. Si l’on me demandait qui je suis, je pourrais par exemple décrire le veston gris-brun que j’enfile lorsque la température descend en dessous de quinze degrés. Ses manches élimées. Le tissu rêche contre ma peau. Conscience de soi par tous les pores ? Papier peint, grains, morve, eau salée, voilure, frottements… Le sable sur mon sexe. Chatouillis des grains minuscules. Chaleur. Mon corps qui flanche dans l’air torride de midi : mer d’huile de soi. Calme plat auquel met fin le vent qui se lève. Je gonfle, gonfle jusqu’à remplir la pièce. Mes ongles, chaque orifice couvert de chaux. La nuit me surprend alors que je suis sphère, odorat pur. Anne, je rentre chez nous, nez au vent. Non, c’est faux : Anne, je ne veux pas revenir à toi ni humer cette mémoire pour retrouver un passé blafard.

************

Je convins, la lecture n’en est pas aisée, mais si on laisse les mots faire leur ouvrage, avec leur mélancolie en remorque, la poésie sous-jacente du texte fait son oeuvre, s’insinue, devient une petite musique satie-enne. Réflexion sur l’écriture aussi. Le poids des mots…..

 

 

 

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Bulgarie (4 & fin) – Borovets

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Borovets se trouve à 75 km environ de Sofia. C’est une station de ski qui n’a rien à voir avec les stations ici près GRE p.ex. Elle se trouve dans le massif du Rila (région des 7 lacs – qqs amis invités au mariage y ont passé qqs très belles journées-rando – encore une destination…)

La station a été inauguré en 1896 ! Située à 1300 m, elle offre 58 km de pistes de pistes de ski alpin (2560 à 1300 m d’altitude) et de 35 km de pistes de ski de fond. Bien sur, en été, pas mal de possibilité de faire des rando’ (bcp de sapins imposants !)

Curieux mélange d’Hôtels de standing à côté de petits débits de boisson comme sortis d’un western balkanique.

Et comme à Sofia étonnement sur les cadavres immobiliers – et l’état d’abandon (même en faisant l’abstraction du fait que c’était la période estivale, jamais très propice pour l’aura de stations de ski)

Les fêtes (vendredi soir, samedi soir) et les nuits ont eu lieu dans l’Hôtel Iceberg.

http://bulgariatravel.org/fr/object/33/borovec

Le mariage à l’église a eu lieu (samedi) à Sofia !

Encore un grand merci aux mariés d’avoir eu la bonne idée de fêter leur union en Bulgarie et non pas « simplement » en France.

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Voilou – mes impressions (impressionnistes/pointillistes) de qqs jours en Bulgarie. Place désormais aux lectures (de nouveau).

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Bulgarie (3) – Sofia – Galerie Nationale

Vendredi [dernière demie-journée à Sofia – un bus est organisé pour emmener une partie des invités au mariage – au total 3 (trois) bus !  – dans la station de montagne Borovetz (75 km de Sofia) ou la fête (du mariage) aura lieu samedi  (la messe de mariage sera quant à elle fêté à Sofia ….]

Au cours de la matinée je fais un tour à la Galérie Nationale , un Musée près de l’église Alexandre Nevski  dédié notamment à la peinture bulgare et européenne (fin du 19e à 1950 et après….)

Un vrai plaisir de presque deux heures, avec la découverte de bon nombre de peintres rarement (ou jamais) vu dans les expos en France.

J’ai malheureusement perdu mon carnet (avec mes notes, notamment les noms des peintres) – je m’excuse donc d’emblée pour la simple « iconographie » parcellaire et très subjective.

Dimitar Dobrovich – Bulgarie « Portrait d’une fille » (1850)

https://en.wikipedia.org/wiki/Dimitar_Dobrovich

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??? (Je ne sais plus, mais j’étais bluffé par l’exécution – m’a rappelé bcp les peintures allemandes de Menzel & Cie) –

Vlaho Bukovac (Croatie) – « Toilette »

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vlaho_Bukovac

L’intrigant « Portrait d’une femme » (Boris Mitov) 

Dans la salle « revival » (la montée du nationalisme) des peintures du renouveau au milieu du 19e

(2e de gauche) Nikola Marinov (« Frederika »)  – dernière à droite Stefan Ivanov (Automn leaves are falling) 1906

Elena Karamihailova « Portait de Soeur Magda »

Born on Dec 6th 1875 in Shumen. Deceased Apr 30th 1961 in Sofia. Graduated from Roberth College in Tsarigrad in 1895. In the period 1900 – 1910 in Munich she is a student of the well – known painters – pedagogues Henri knir, Anzhelo Yang, Hristiyans Landerberger.

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un beau « double portrait » d’elle  – Before the mirror

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A gauche une (de plusieurs) oeuvre de Ivan Funev (« 3e class »). Très belles sculptures

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Born July 24, 1900, in Gorna-Beshovitsa, Brachansk District. Bulgarian sculptor.People’s Artist of Bulgaria (1961). Member of the Communist Party of Bulgaria since1944 (affiliated with the party since the 1920’s).

Funev graduated from the Academy of Arts in Sofia in 1930. He was one of the foundersof the Fellowship of New Artists (1931). Funev’s chief works of the 1930’s are about thelife and struggle of the proletariat; they often make use of iron-reinforced concrete toemphasize the austere romanticism of the images. After 1944, Funev did a number ofmonuments, including one in honor of the Soviet Army (in collaboration with anothersculptor; Sofia). Funev was awarded the Dimitrov Prize in 1950.     http://encyclopedia2.thefreedictionary.com/Ivan+Funev

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Bulgarie (2) – Plovdiv

Première journée (entière) en Bulgarie. Départ de la gare centrale en bus vers la ville de Plovdiv (à 120 km de Sofia – 2 h de bus – 14 € aller-retour).

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Plovdiv – ville européenne de la culture en 2019 (!) – est la 2e ville bulgare et en même temps, selon les guides la plus ancienne ville européenne (encore habitée). Ce petit « voyage » – quand-même 4 heures aller-retour dans un bus + des heures de déambulations – valait vraiment la peine.

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Après une marche de 15 minutes environ de la gare au début du « centre ville » – à noter la traversée d’un joli parc  (Tsar Simeon) –

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nous arrivons sur une artère piétonnière qui a des accents de Vienne et/ou Prague.

Plus soignée que Sofia, davantage d’immeubles ravalés (sans devenir un 2e Disneyland…

Après une dizaine de minutes de promenade sur cette artère (assez commerciale – et belles boutiques, au moins + belles qu’à Sofia….) on débouche sur les ruines (parfaitement mises en valeur) d’un stade romain sur lequel veille la tour de la Mosquée de la ville (15e siècle) – Dzhumaya)

Derrière la mosquée s’étend ensuite un quartier avec des bâtisses plus bas, moins imposamment bourgeois que dans la rue piétonne  principale. Quartier boboïsant, avec des bars et restaurants à la pelle qui semblent inviter à des soirées euphoriques.

Quartier aussi sous l’emprise des graffiti (souvent très réussi – notamment les illustrations sur les armoires électriques.

Et surtout, là aussi, comme à Sofia, ces superbes « tableaux » de câbles électriques, façades  écaillées, ombres des arbres…

Repas sur le pouce dans un troquet et ensuite découverte de la « vraie » vieille ville : Théâtre romain

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et surtout les vieilles maisons arméniennes – riches marchands – transformées en musée maintenant.

Les routes pavées – les maisons à encorbellements….

Une vraie merveille.

(et ceci n’est qu’un aperçu….)

Rentré finalement avec le bus de 19h – arrivés à 21h à Sofia, lutte avec un chauffeur de taxi qui voulait nous (faire) balader – il savait pas que je le « surveillais » avec le GPS… Dîner avec une amie au http://www.spaghetti-company.com/en/ à qqs pas de l’hôtel. Rien à voir avec la finesse du Cosmos mais pas mal….

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Bulgarie (1) – Sofia

Enfin un peu de temps pour une petit regard dans le rétroviseur.

Fin août je suis parti en Bulgarie – la fille d’amis (et cousins de ma partenaire de vie) – a célébré son mariage avec un gars bien de « chez nous » mais dans ce pays, offrant ainsi l’occasion à une bonne flopée de voyageurs (un total de 165 personnes !) de faire un tour dans ce pays coincé entre la Grèce, l’Hongrie, Turquie, Roumanie, Serbie, Macedoine – et ouvert vers la mer Noire.

[ci-dessus immeuble BNP, synagogue, anciennes thermes (sources eau chaude) + intérieur de A.Nevski ]

Le mariage civil a eu lieu le jeudi – à l’Ambassade Française (qui n’a encore jamais vu un mariage franco-français dans ses murs) – vu que le  vendredi – initialement prévu – il y avait E. Macron en visite !).

Nous sommes arrivés le mercredi en début d’après-midi (vol Lyon-Francfort-Sofia), avons déposé  nos affaires à l’hôtel et tout de suite fait un tour de la ville. En à peine 5 heures nous avons vu (à pied) les « high-lights » de cette ville.

Sofia est la capitale de la Bulgarie (et la plus grande ville du pays – un pays par ailleurs  à 3/4 couvert de forêts !)

Je nomme :

La Mosquée (Bania Bachi) – une des plus anciennes mosquées d’Europe (1567) – actuellement en travaux –  et les vestiges romains +

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le complexe Serdika (ahhh cette architecture de l’ère communiste) + le toit de l’église Saint Georges

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L’église russe

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la cathédrale Alexander Nevski (pudding Montmartrois)

la belle basilique St. Sophie

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le Vitosha Boulevard (les « Champs Elysées » de Sofia…)

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Le soir dîné dans un excellent restaurant  Kosmos à 5 minutes à pied de l’hôtel (cher à l’échelle du niveau de vie bulgare – (à trois – menus – avec un excellent vin  bulgare Eolis Merlot 2012 (sur une carte de vins internationaux impressionante ) : 85,- €) un « bargain » pour le gourmand que je suis (à l’échelle grenoblois et/ou parisienne).

C’étaient toutefois surtout l’ambiance générale, le tramway, le côté « pays de l’Est » ainsi que des graffiti et/ou sculptures qui jalonnaient nos déambulations qui (pour moi) étaient le plus intéressants, peu de bâtiments d’un passé glorieux du 19e siècle.

Le tram sillonnant comme dans les années 50

Sculptures près du marché couvert & en face de l’église Sainte Sophie :

Opéra :

Et toujours la vue des ces fils électriques enchevêtrés qui feraient frissonner mes amis de chez Schneider :

DSC_1038 Ci-dessous un lien pour un article bien fait sur « un week-end à Sofia » :

http://www.racontemoica.com/2015/03/un-week-end-a-sofia-en-bulgarie/

 

 

 

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