Dune

Chers visiteurs – Je sais , ce film est « hype », et je ne vais pas en rajouter des tonnes, ce sera même une entrée de blog assez courte. Il y a des bloggeurs qui savent mieux parler de ce film que moi et je mettrai (une fois n’est pas coutume) deux liens vers des articles qui couvrent toute la gamme de mes sentiments après le visionnage de cet opus.

A la sortie du cinéma une foultitude de pensées :

a) Déception de me voir rejeté dans le monde « normal » – et triste de devoir attendre (longtemps) avant de voir la suite (qui vu les recettes) devrait se faire.

b) Subjugué, fasciné par les images et une représentation de ce(s) monde(s) imaginé par Frank Herbert (plus facilement « compréhensible » que dans la version de D. Lynch, je trouve). Toutefois des images « froides » – je n’ai pas « senti » la chaleur…

c) Surpris de me voir apprécier la musique de Hans Zimmer moins tonitruante que j’avais craint

d) Déçu de ne pas avoir été ému (pas une seule fois) tout en admirant le souffle et l' »entertainment » de ce blockbuster – malgré pas mal de dialogues explicatives.

e) Rebecca Fergueson (vu dans « Mission Impossible ») crève l’écran

Sous le sable qui vibre, on sent monter le soulèvement, celui d’un peuple qui rejette ses envahisseurs (confirmation par Villeneuve que « Dune » est bien « un roman historique du futur»). Les vaisseaux gigantesques qui voyagent à travers un tunnel cosmique (un trou de ver ?), les phares des moissonneuses d’Epice qui transpercent la tempête Coriolis, la forteresse d’Arrakeen prise d’assaut, les phalanges Sardaukars à l’assaut de la garde du Duc Léto, le tranchant de la lame lente qui traverse le bouclier d’énergie, le vol libellule des ornithoptères qui battent la mesure de la bande-son sidérurgique de Hans Zimmer, tous ces acteurs et figurants qui ont les pieds dans le dur et pas dans le tout virtuel, cette somme d’éléments concourt à faire de chaque séquence un spectacle sidérant, fascinant de démesure.(Le tour d’écran)

Strum est plus « dur » :

Le résultat est fort honorable et d’une tenue certaine, suivant dans ses grandes lignes la première partie du livre de 1965. Honorable mais sans éclat ni lyrisme, engoncé dans une esthétique monochrome où rien ne dépasse, rien ne doit attirer l’oeil. Du reste, peu à peu, alors que l’on est séduit au début, on finit par ressentir une impression d’engourdissement. Le Dune de Denis Villeneuve obéit à cinq principes qui font du film une oeuvre restant par instants extérieure à sa propre intrigue, qui reste à la surfaces des choses. 

Je trouve que Strum est assez sévère – même si le cinéphile que je suis dois lui donner aussi un peu raison.

Je viens de feuilleter les deux tomes de Dune que j’ai (re-)trouvé dans le fond de ma bibliothèque (je suis en train de faire des cartons pour mon déménagement qui aura lieu fin octobre….- déjà env. 180 livres exfiltrés – soit en mode « reprise » de chez Gibert ou Décitre, soit dans les « boites à livres » à disposition de tous…. ). Lu dans les années ’70 – si j’avais plus de temps je le relirai pour faire comme Strum…..

A propos lorenztradfin

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9 commentaires pour Dune

  1. J’ai vu le film avec mes deux belettes et j’ai été agréablement surprise : j’ai passé un bon moment, j’ai adoré la photographie (quelles images !) les costumes sont sensationnels. Je crains les vers de sable maintenant, c’est malin ! Le scénario se tient (un peu long quand même) et le héros manque de charisme, contrairement à sa mère !
    Bref on est en total raccord.

    Aimé par 3 personnes

    • Philisine Cave dit :

      Ce que je voulais ajouter c’est que D’une confirme ce qui m’a tant plu dans Premier Contact : la réelle facilité de Villeneuve à construire un scénario qui tient la route avec des dialogues sérieux et corrects, à mettre en scène ses acteurs avec humilité et efficacité -chacun.e s’évertuant à garder sa place, à marquer sa présence sans entacher celle des autres – à proposer des images et une photographie fantastiques, à poser une ambiance mi-poétique mi-réaliste, à’ous surprendre, nous faire voyager et nous faire réfléchir. C’est pour moi la patte d’un très grand réalisateur, de la hauteur de Cameron ou de Spielberg sans le côté grandiloquent mais peut-être aussi sans la même régularité.

      Aimé par 2 personnes

      • Philisine Cave dit :

        Désolée pour les coquilles grammaticales (Dune au lieu de D’une (par exemple)

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      • lorenztradfin dit :

        En effet, pas la « même régularité » – j’ai vu tous ses films depuis « Incendies » (de ce dernier j’avais préféré la pièce de Mouawad même si l’esprit y était), je n’ai pas du tout aimé « Prisoners » et trouve que depuis il s' »améliore » tout en s’entourant de co-scénaristes de talent,

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    • lorenztradfin dit :

      Il faudrait payer ma compagne pour qu’elle aille voir un film SF (ou film d’animation) même avec nos « belettes » …. Vive le raccord !

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  2. princecranoir dit :

    Merci beaucoup pour ce partage.
    Je constate que tu as finalement apprécié cette adaptation qui (et je pense que tu ne me contredira pas sur ce point) est à ce jour ce qui se fait de plus proche du roman d’Herbert. Il y a, me semble-t-il, chez Villeneuve, une démarche de fan assez semblable à celle qu’avait eu Peter Jackson en adaptant le monument de Tolkien, à la fois du respect pour l’œuvre, de la révérence mais aussi une certaine claivoyance. Il y a, à l’image, comme dans « le seigneur des anneaux », ce même rapport au réel, cette fidélité aux images du livre (et une bonne louche d’influences Métal Hurlant), ce souci de ne pas céder au tout technologique. A l’heure du virtuel triomphant, il y avait là tout de même quelque chose d’audacieux. Et visiblement l’audace a payé puisque les studios peuvent se rassurer, les chiffres d’entrées sont à la hauteur et laissent présager une suite fructueuse. Quant aux rééditions du roman, elles se vendent comme l’Epice en Arrakis, tous les nouveaux fidèles du Lisan al-gaïb voulant savoir ce qu’il advient de leur prophète auprès des fanatiques Fremen…
    Il faudra désormais à Villeneuve maintenir ce niveau, oser prolonger la noirceur (cette « glaciale » chaleur que tu regrettes) au diapason du roman, pas forcément très vendeuse. Éric Roth, vieillissant, a hélas déjà annoncé son retrait du scénario. Dommage. Mais la foi en Muad’Dib sera la plus forte. 😉

    Aimé par 2 personnes

    • lorenztradfin dit :

      Pour ne pas te « contredire sur ce point » il faudrait – comme je le laisse entendre – relire le livre – même si je dois reconnaitre que les images qui me sont restées de la lecture semblent en effet plus « synchrone » avec ce que montre Villeneuve…. En effet, si Eric Roth n’est plus de la partie il y a un petit risque de dilution…. Merci pour ton long commentaire !

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  3. Strum dit :

    Merci pour le partage. Je me retrouve assez dans ton abécédaire, même si je peux paraître plus sévère dans l’extrait que tu as choisi. Le principal problème, c’est ce manque d’émotions en effet. Sinon, Dune se relit très vite !

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