Skoda

Un petit livre coup de poing. Ca s’appelle « roman » mais s’apparente plus à une nouvelle empreinte d’universalité. Genre Hemingway ou plus proche de nous : type roman de Hubert Mingarelli (p.ex. « Quatre soldats »).

Langage dépouillée (j’aime bien la silhouette Giacomettienne de la couverture, annonciatrice du sujet pas si évident que ça pour attirer des foules de lecteurs), ligne narratrice très forte:

Un jeune soldat (d’un pays non défini, mais avec des accents de l’ex-yougoslavie) se retrouve seule après une attaque qui a coûté la vie à ses camarades et aux passagers d’une voiture. Voiture dans laquelle il trouvera toutefois un nourrisson âgé de quelques semaines –  qu’il prend avec lui après quelques hésitations. Des rencontres, des évènements – et 100 pages plus loin la fin quasiment tombée du ciel mais annoncée par des signes parsemant le texte tiré au cordeau.

Simplicité apparente de l’écriture, pas de fioritures (j’ai aussi pensé à « The road » de Cormack Mac cCarthy) – un petit bijou qui arrive à dire l’horrible et l’espoir en quelques mots simples, directs.

Une vraie découverte – lue quasiment sans reprendre haleine, d’un trait, subjugué par l’économie de moyens (de mots)

(Merci à Yves http://lyvres.over-blog.com/article-skoda-83767476.html et tes amis(e)s (p.ex.: http://antigonehc.canalblog.com/archives/2011/08/18/21283767.html – c’est grâce à vos critiques que j’ai acheté ce livre qui va certainement circuler autour de moi).

A propos lorenztradfin

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2 commentaires pour Skoda

  1. Yv dit :

    Ravi qu’un de mes avis puisse faire acheter et aimer un livre, c’est le second en quelques jours ! Mon exemplaire a beaucoup voyagé autour de moi avec des avis très différents. Comme quoi, en matière de lecture, tous les goûts sont dans la nature

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  2. lorenztradfin dit :

    Comme on voit dans ton commentaire sur le « Oster » – dans MOn entourage j’étais le seul à « sentir » et apprécier le non-dit de ses phrases (mais je suis d’accord que les personnages restent schématiques et désincarnées – toutefois je pense pas que c’est la densité des personnages (secondaires) que Oster recherche.

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