Les irréprochables

Roman lu dans le cadre de la 1ere lecture des livres candidats au Prix Caillé 2022 décerné à un(e) jeun(e) traducteur/-trice (pas plus de 3 livres traduits). La « short-list » sera fixée début juillet. Je ne parle qu’à mon nom, en tant que lecteur (lambda) et ne parlerai pas de la (qualité de la) traduction – pour des raisons évidentes.

Présentation de l’Editeur (Editions Ex-Aequo)

Robert, jeune photographe, vient de décrocher un contrat de travail à Bucarest. Il emménage en plein été dans la capitale. Alors, tout semble lui sourire et la vie paraît bien paisible dans son quartier.

Mais il est très vite amené à constater que les disparitions se multiplient dans son immeuble. Le nouveau locataire du 5 rue Ilie Melcu va très vite mener l’enquête. Il le fera en parallèle avec l’inspectrice, Sandra Sas, en proie à de sérieux problèmes de couple…

Roman aux allures de polar sociologique, à la fois enquête palpitante et galerie de portraits édifiante, Irréprochables offre aux lecteurs le visage sans concession d’un Bucarest contemporain, au-dessus duquel continuent de planer les fantômes du communisme.

Traduction par Faustine Vega.

Faux polar avec des accents kafkaïens. Pour moi c’est davantage une peinture sociale de Bucarest et des ses habitants autour du personnage de Robert, jeune photographe embauché dans une boîte qui propose des banques d’images (genre alamyimages ou consorts) sur la Roumanie, son amie (avec laquelle il échange des emails) et l’inspectrice Sandra.

Robert habite dans un immeuble comme celui-ci,

http://thbz.org/images/europe/roumanie2006/calea-mosilor-large.jpg

et il y a une floppée de personnages dont l’auteur brosse le portraits. Il fait par ailleurs de même avec la physionomie (architecturale) de la ville et de quelques rues…Ce sont par ailleurs ces pages-là qui m’ont le plus plu dans ce roman qui, vers la fin sous l’emprise des « gobelins », vire selon les vœux de l’auteur un peu dans le fantastique, avant de trouver – dans une belle chute – une explication toutàfé réaliste et terre-à-terre aux « phénomènes ». Les morts (au demeurant inexpliqués pour la police) sont d’une certaine manière aussi l’écho de la mort de certains quartiers (très beau chapitre « un »).

La Roumanie, je la « connais » juste à travers qqs films (de Cristian Mungiu,  Corneliou Porumboiu ou Cristi Puiu) – donc je remercie Ex-Aequo d’avoir déniché ce roman dans lequel les diverses notes de la traductrice permettent de comprendre certaines spécificités de la société (sachez ainsi qu’en Roumanie c’est le facteur, qui chaque mois, apporte la pension de retraite aux retraités – en espèces !!) ou de découvrir des spécialités culinaires et/ou traditionnelles tels que la « Coliva ».

A propos lorenztradfin

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