The power of the dog

Protège mon âme contre le glaive, Ma vie contre le pouvoir des chiens!

J’ai eu la possibilité de voir le film de Jane Campion « The Power of the Dog » (uniquement sur Netflix – dommage – le grand écran aurait-été bénéfique).

« Western » qui se passe dans les années 1920. Film claustrophobe, hypnotique, envoutant et glaçant en cinq chapitres, d’une grande beauté formelle – et ce qui est encore mieux – d’une tension qui monte qui monte dans le cadre d’un récit qui change de direction en plein milieu pour nous offrir une surprise dans les dernières 15 minutes.

Deux frères (les Burbanks), éleveurs de bétail, ont repris de leur parents une (très) grande ferme dans le Montana. L’un (Phil – Benedict Cumberbatch) est sec, brun et n’aime pas se laver, l’autre (Georges) est rondelet, blond et toujours endimanché. On pense d’abord que c’est autour de leur divergences que ça va se jouer. On observe : Le rondelet va se marier avec une veuve (dont le mari s’est suicidé). Elle a un fils adolescent (qui va bientôt commencer à faire des études de médicine), garçon qui vit replié sur lui-même.

Et une autre piste de récit semble s’ouvrir : voilà une femme dans un monde d’hommes, voilà un garçon faible, qui n’a pas sa place dans ce monde de « machos », tellement il est sensible, doux, voire efféminé. Et on se dit que la femme va – vu la 1ere nuit avec son nouveau mari – amadouer Phil, qui se montre odieux, ils vont s’aimer… Que nenni…. fausse piste !

Je ne vais pas dire plus sur la suite …. – c’est admirablement joué, filmé, nous réserve une fin cohérente avec des mots dits assez tôt dans le film….

Pour une fois dans un film de Jane Campion ce n’est finalement pas la femme qui sera au centre….Toutefois, même en mettant le focus sur le rapports des hommes (homosexualité sous-jacente ?), Miss Campion n’a pas perdu la main dans la composition de ses images qui restent.

Benedict Cumberbatch est tout simplement éblouissant d’intensité, même si le reste du casting (Kirsten Dunst, Jesse Plemons et Kodi Smit-McPhee) n’est pas en reste.

Très beau drame « lent » sur l’amour, la mort, la manipulation, la vengeance, les regrets et les mensonges… sur la base d’un roman que je n’ai pas lu (Thomas Savage) et que d’autres spectateurs ont préféré au film.

Pamolico en parle bien :

Et également Le Tour d’écran qui m’épate souvent par les références et métaphores comme ici : (les « aboiements sourds quand la caravane passe ») :

A propos lorenztradfin

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20 commentaires pour The power of the dog

  1. princecranoir dit :

    Tu m’as doublé sur ce celui-ci, mon article paraîtra sous peu. Autant dire qu’il se écho du tien puisque tu dis parfaitement tout le bien que je pense de ce film sublime.

    Aimé par 2 personnes

  2. lorenztradfin dit :

    Merci donc pour l’info…. N est partout…. (déjà vu « La Main de Dieu » ?

    Aimé par 1 personne

  3. Ping : Le pouvoir du chien, Jane Campion – Pamolico – critiques romans, cinéma, séries

  4. CultURIEUSE dit :

    Je l’avais lu en 2014… (oui, je note l’année sur la page de garde) et beaucoup aimé. Autant dire qu’il faudra que je le relise. Le film est magnifique, Jane Campion est une réalisdatrice formidable.

    Aimé par 1 personne

  5. Eliseuse dit :

    Il y a Benedict Cumberbatch ?! Il faut que je le vois (oui, je suis une grande fan😊)

    Aimé par 2 personnes

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