DEUX – Wir beide – Two of us

Après deux jours dans le Vercors retour à Grenoble pour me joindre aux premiers pas de déconfinement dont la 2e phase a commencé ce 19 Mai.

Dignement fêté avec un apéro champagne avec un couple d’amis – et hop disparu dans une salle obscure ( la première fois depuis octobre 2020 !) – on était 7 dans la salle.

Et nous n’avons regretté pas une seule minute de ce film qui aurait pu être « déjà vu/traité » ou encore tire-larme mais qui est sous la direction du jeune Italien Filippo Meneghetti et avec deux actrices qui dans ce film ne font pas leur âge (comme si l’amour rajeunirait) et nous livrent une partition d’une finesse rarement vu sur la « quête de liberté » (donc parfaitement en phase avec ce 1er film de ma sortie du confinement).

Il y a Madeleine (française – veuf d’un homme qu’elle n’a jamais aimé, mère et grand-mère – la grande Martine Chevallier) et Nina (allemande – l’extraordinaire Barbara Sukowa – le rôle de sa vie ??).

Elles se sont rencontrées – et ont commencé à s’aimer 20 ans auparavant à Rome, habitent dans le même immeuble, au dernier étage et le même palier, leurs portes se faisant face.

Pour tout le monde (notamment les enfants de Madeleine) elles sont des voisines, amies mais personne ne sait qu’en fait Nina habite chez Madeleine (et doit s’enfuir dans le sien quand il y a des visites). Les deux femmes envisagent de partir Rome, vendre leurs appartements respectifs – mais pour ça Madeleine doit parler à ses enfants …. (qui ne sont pas au courant du « désamour » avec leur père défunt)….

Madeleine aura un AVC…. conséquence : la vie « commune » des deux (toujours) amoureuses est interrompue. Et Nina, désormais cantonnée à son appartement (vide) tentera tout pour s’approcher de Madeleine, dont la fille (Léa Drucker) s’occupe avec l’aide d’une aide.

Je n’en dis pas plus – le film se terminera, thank’s god, avec une fin ouverte qui laissera au spectateur sa liberté (en effet nous ne sommes pas confinés dans un récit hollywoodien mélo à souhait). Tout est d’une finesse incroyable, de petites touches qui épaississent les caractères, laissent entrevoir les failles des enfants. Filippo M. rajoute « même » des accents de psychothriller (ahh cette montée de la tension avec les vues à travers les judas des portes d’entrées qui laissent toujours d’attendre au pire….) pour déjouer toute once de « déjà-vu ».

Beau cocktail de réalisme, d’émotions et de tension avec une économie de scènes et de mots comme je les aime (pas une scène inutile – sachant que les premières 2 minutes inaugurales peuvent déconcerter un moment – mais s’expliquent au cours du film).

Film qui a représenté la France aux Oscars et a reçu le César pour le meilleur premier film.

Je conseille absolument !

A propos lorenztradfin

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2 commentaires pour DEUX – Wir beide – Two of us

  1. princecranoir dit :

    Enthousiasme communicatif qui donne très envie de découvrir ce film.

    Aimé par 1 personne

    • lorenztradfin dit :

      en effet, un film qui est certainement plus « fin » que « The Father » ou (peut-être) « Falling » qui certes traitent des sujets plus éloignés [dans ces deux – pas (encore) vu – c’est plutôt Alzheimer et/ou la démence sénile) mais tirent je crains/certainement nettement plus sur les larmes…. et les deux actrices ne font pas des tonnes pour avoir un oscar, mais le mériteraient !

      Aimé par 1 personne

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