Patriiick & Antoinette

J’avais vu le trailer de ce film et n’avais – à priori – aucune envie de voir ce film. Les copains qui voulaient voir un film distrayant (« drôle et frais », « tordant ») pour pallier l’ambiance morose (pluie, froid, Covid) m’ont convaincu d’y aller, et ….j’ai passé un bon moment, avec à deux trois moments un rire bien profond et quelques sourires en coin face aux évolutions cabotines notamment de Laure Calam(it)y.

Résumé par Allociné :

Des mois qu’Antoinette attend l’été et la promesse d’une semaine en amoureux avec son amant, Vladimir. (père d’une enfant dont elle est enseignante !!) Alors quand celui-ci annule leurs vacances pour partir marcher dans les Cévennes avec sa femme et sa fille, Antoinette ne réfléchit pas longtemps : elle part sur ses traces ! Mais à son arrivée, point de Vladimir – seulement Patrick, un âne récalcitrant qui va l’accompagner dans son singulier périple

40, 39, 38, 37……. les élèves de la classe sont penchés sur leur tables, pendant que la prof s’habille chicos pour la fête de l’école (et surtout son amant) dès le début de la pellicule il y a des idées qui font sourire (et n’en parlons pas de la chanson que la classe chantera….).

Une petite comédie ce film dans lequel les rencontres font évoluer la chère Antoinette, qui, aussi improbable que ça puisse paraître, part sans jamais avoir fait ni de rando’, ni de marche avec un âne, dans la « wilderness » à la française…. on s’étonnera guère qu’elle détonnera dans les gîtes avec son accoutrement….

Belle idée de Caroline Vignal est d’utiliser l’âne (au nom de « Patrick ») comme « confident » et « agent révélateur » – Spoiler : il n’avancera que quand Antoinette lui raconte ses échecs amoureux….- (et ses braillements à certains moments « clé » du film – en relation avec ce qu’ils a appris par Antoinette ….sont hilarants). Dans certaines traditions, l’âne semble avoir les pieds sur terre et, ses oreilles à l’écoute de vibrations venues d’ailleurs…..et dans la tradition juive, sauf si je me trompe, il représente la patience, la compréhension des choses, le travail obstiné et la paix, et la lucidité… Tout ce qui manque à la généreuse Antoinette….

Le spectateur pense pendant un moment que le film sera axé sur la recherche de Vlad’, son amant sur les sentiers des Cevennes (avec la crainte de subir des redites…ou un tournant en rond narratif – que nenni : c’est vers la moitié du film environ que Antoinette va croiser son amant et sa famille – rencontre vaudevillesque qui se termine par un échange (quasi) anthologique entre la femme de Vlad’ et Antoinette (cette scène à elle seule vaut le détour pour ce film)…

A partir de ce moment le film se dédouble d’un « donkey-movie » sur les chemins de la recherche de soi, donc la comédie se pare d’un rire jaune, d’un côté plus psy’ tout en restant assez fin (malgré – à mon sens : un certain surjeu de Laure Calam(it)y dans ces moments entre comédie et « cheminement moral » – j’étais toutefois le seul qui a eu ce sentiment…) .

Pas un grand film, mais une vraie comédie avec une actrice d’une énergie folle qui a souvent fait rire la salle, ce qui est déjà bien à l’heure actuelle.

Mont Aigual – 2014

Autre « avantage » du film : on voit une belle région (j’y ai fait qqs randonnées il y a 6 ans – pas loin des endroits filmés (près de Florac) – Il m’a (re-) donné envie d’y retourner (mais sans âne) :

https://lorenztradfin.wordpress.com/2014/06/10/c-comme-les-cevennes-mont-finiels-fin/

PS

Voici une critique (de ce film) comme j’aimerais savoir les écrire :

https://letourdecran.wordpress.com/2020/09/27/antoinette-dans-les-cevennes

A propos lorenztradfin

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2 commentaires pour Patriiick & Antoinette

  1. princecranoir dit :

    Pas un grand film, je suis d’accord, et j’avoue que parfois les âneries de « Laure Calamity » (bien trouvé !) agacent. Toutefois la comédie demeure sympathique et rafraîchissante, le cadre enchanteur et westernien. Mais en sortant, on se demande « si cet amour aura un lendemain »… 😉

    J'aime

    • lorenztradfin dit :

      en effet…. je pense aussi à une de mes métaphores du vin : c’est comme un petit vin bien rond, bien fruité bu pendant les vacances, en pleine « brousse » – 3 semaines plus tard tu te rappelles de loin juste d’un petit moment gouleyant sur la saucisse sèche mais t’as déjà oublié le nom du vin – et t’es convaincu que bu chez toi, cela n’aura pas la même saveur….

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