Paris en février

Court séjour à Paris.

Comme souvent (oui, c’est un avantage de pouvoir faire ses nuitées Bd. Montparnasse – merci C. !) un petit tour « rapide » ) à la Maison d’Amérique Latine ou jusqu’au 25 avril il y a une exposition d’œuvres

de l’artiste cubain  Agustín Cárdenas (1927-2001)  – un ensemble de dessins, gouaches et de sculptures.

J’ai bcp aimé une photographie de sa main.

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Un tour aussi à la Fab (dans le 13e arr. qu’on ne reconnait plus, tellement il a changé) ou Agnès b. a installé et expose une partie de sa collection (elle en a 5000 pièces – photographies, dessins, peintures, sculptures, installations…)

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Un petit tour à la Station F (pépinière de starts-ups) dont j’adore le bar (même si c’est un peu bruyant) et puis s’en vont….

Ah oui, il y’avait aussi du Théâtre qui plus est dans un Théâtre Privé (Théâtre de la Madeleine) – au programme ce soir là « Trahisons » de Harold Pinter) dans une mise en scène de Michel FAU, avec Michel FAURoschdy ZEM et Claude PERRON

Dans Trahisons, Harold Pinter s’empare de la situation classique du vaudeville : le mari, la femme et l’amant, mais l’intrigue se déroule à l’envers, commençant par la fin de l’histoire d’amour pour remonter par une suite de tableaux drôles et cruels jusqu’aux premières ivresses amoureuses.
Cette remontée du temps prend ici quasiment la forme d’une enquête policière qui reconstitue sans complaisance l’itinéraire de trois personnages empêtrés dans leurs mensonges.
Pinter retourne la comédie boulevardière comme un gant et met à jour avec humour tout le secret des êtres et de leurs dérisoires passions.

A part le théâtre dans le théâtre (à savoir les « bonnes familles » endimanchées – à priori pas de « pauvres » dans la salle, vu les prix), c’est à oublier. Je gardais un bon souvenir du film « Betrayal » (1983) de David Jones (avec Jeremy Irons et Ben Kingsley) qui étaient autrement plus convaincants dans les rôles respectifs de Robert (le mari – joué par M. Fau himself) et Jerry (l’amant – Roschdy Zem), auparavant les meilleurs amis du monde.

Je n’ai pas compris la valse hésitation de M. Fau entre « vaudeville » et « drame » – le film penche davantage vers le drame et le cynisme vachard de ce compte à rebours qui permet (normalement – càd à la lecture de la pièce et le visionnage du film) de mieux saisir/comprendre l’usure du désir, la désagrégation des joies des débuts adultérins.

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Le « théâtre » de nos petits-enfants et celui de la « rue » était nettement plus enthousiasmant !

A propos lorenztradfin

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2 commentaires pour Paris en février

  1. princecranoir dit :

    Merci pour cette agreable déambulation. Autant de lieux parisiens que je n’ai jamais explorés.

    Aimé par 1 personne

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