Dégels

dégels_julia Philipps

4e de couv’ de l’Editeur (Autrement)

Sur le rivage de la péninsule du Kamtchatka, aux confins de la Russie, deux petites filles disparaissent. L’enlèvement bouleverse les habitants : le coupable serait-il un étranger de passage ? Pire, l’un d’entre eux ? Comme une onde de choc, le trouble se propage et vient ébranler la vie de dix femmes dans leur quotidien, leurs amours et leurs rêves secrets, tandis que le puzzle de la disparition se reconstitue peu à peu…

Dans un décor inoubliable, entre volcans, eaux sombres et faune hostile, Julia Phillips construit un huis clos magistral dans la lignée de Laura Kasischke et d’Alice Munro, où l’émotion se mêle au suspense.

1005242-Kamtchatka

J’ai trouvé ce livre chez mon cher bouquiniste à prix réduit. Et me suis mis à le lire, attiré par les références Kasischke et Munro. Pourtant j’ai abandonné (page 97 sur 383), ce qui m’arrive vraiment que rarement (aussi par respect au travail du traducteur et de l’auteur).

Pourtant la construction du roman est bien fort (présentation des divers protagonistes par des scènes permettant une entrée dans leurs pensées, l’illustration des faux-semblants ou des auto-persuasions dont on peut être ‘victime » à notre insu sont bien rendu par l’auteur. Mais – franchement, soit la traductrice Héloïse Esquié a bâclé son travail en deux mois (ou moins) soit l’Éditeur n’a pas fait (du tout) son travail…

Au début je pensais : c’est le style de l’auteur (Julia Phillips)… mais peu à peu le doute s’est installé. Dès qu’il y avait une construction de phrase ou paragraphe un peu « encombrante » je commençais, dans ma petite tête d’allemand, à la reformuler ou de tomber sur ce qui paraissait influencé par l’anglais. Un « ventre de saumon » (salmon belly ?) sur le grill (p. 55) – pour moi, le saumon on le trouve en filet, en escalope, en pavé ou en darne – mais jamais vu ce « ventre » (sauf dans les sites web commerciaux traduits à la hâche), un autre « elle saisit son mouvement d’aversion par la queue » ou un « sa paume sur le renflement de sa cuisse » (p.63) ont eu raison de mon envie de connaître le fin mot de ce roman, pourtant situé dans une région qui titille l’envie d’évasion : la péninsule de Kamtchatka, la péninsule aux deux cents volcans , en Extrême-Orient russe, ouverte au tourisme que depuis 1990 et ou on doit prendre des 4×4 pour se déplacer, faire gaffe aux ours, s’offrir des bains dans des eaux (volcaniques) chaudes….

Viajes-Kamchatka-18

Je vais peut-être (un jour, qui sait) reprendre le roman, mais en version anglaise.

C’est vraiment dommage.

Mais peut-être je devrais être moins regardant….

Je dois toutefois avouer que le seul bénéfice était d’avoir ainsi découvert une région dont je n’avais jamais entendu et qui donne envie de voyager….

volcans-du-kamtchatka-1578

A propos lorenztradfin

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2 commentaires pour Dégels

  1. princecranoir dit :

    La traduction a peut être eu du mal à supporter la décongélation.
    😉

    Aimé par 1 personne

  2. lebouquinivre dit :

    Hello!
    Ah je comprends tout à fait. C’est franchement rebutant…. on va retenir le voyage …😅
    Bon dimanche !

    Aimé par 1 personne

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