Soutien au cinéma français – Septembre 2019

Allez, j’attrape un peu le temps « perdu » et couche digitalement qqs pensées sur deux films français vus dans le mois :

Le film de Cédric Klapisch (allocine : 3,8 du côté spectateurs) , celui de l’autre Cédric (Kahn) (allociné : 2,8 du côté spectateurs)….

Alors comment vous dire : j’ai vu « Fête de Famille » il y a peut-être 3 semaines, et ne m’étais pas caché (auprès les amis et qqs blogueurs qui se reconnaîtront) pour dire « le mal » que j’en pensais…. Toutefois, en  sortant de la séance de « Deux moi » je me disais qu’il fallait que je prenne le temps pour réfléchir un peu et comprendre pourquoi le film de C. Kahn prenait d’un coup l’aura d’un chef d’oeuvre par rapport au chromo de Klapisch.

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Cédric Kahn nous propose un succédané tchekhovien, sur fond d’un repas de famille  (sujet au combien éculé, et parfois traité avec succès : « Festen » p.ex. ou dans le ciné français par Pialat, Sautet et les autres).

C’est l’anniversaire de Maman (Catherine Deneuve), les enfants (et leurs enfants arrivent) et dans leur sillage même la fille perdue (« absente » depuis des années) et ostracisée rentre du Canada – dit-elle – (Emmanuelle Bercot) et va créer un malaise puisque à court d’argent elle souhaiterait que la famille vende la maison (beau bâtiment bourgeois avec un beau jardin….- cela m’a par ailleurs fait penser à « Le Château en Italie » de la miss Bruni Tedeschi) pour qu’elle récupère sa part (notamment un emprunt qu’elle avait fait aux parents).

Le repas va donc passer de moments de calme et verres qui se remplissent (« A table !! »), d’une pièce de théâtre joué par les enfants, à de cris(e) assez remuants suivis peu de temps après de moments tellement cliché, et vus 50 millions de fois déjà, que l’ensemble devenait un peu « indigeste » (pas bien pour un repas…) ….

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Il y a certes à partir du milieu du film (après l’exposition des divers personnages, leur forces/faiblesses et surtout de la généalogie particulière) une sorte de crescendo dramatique qui ballotte le spectateur dont certains certitudes seront un peu ébranlées (ce qui est toujours intéressant au ciné et théâtre, vous conviendrez) – c’est que peu à peu, un peu « mécaniquement » chaque personnage se révélera « autre », celui joué par Vincent Macaigne en tête…

Mais je n’ai gardé finalement, en sortant du ciné, que les parties cul-cul-la praline et le côté clichéesque en tête, et le jeu douche écossaise de « La » Bercot (« qui « bercotte » comme disait Libération) …. A cela se rajoutait un certain déroutement dû au coup de théâtre, à savoir un film « Phantom » qui clôturera l’ensemble…..

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Cette pensée là valait jusqu’à la sortie du film de Klapisch.

Je voulais – après mes milliers de mots traduits – voir un film « qui ne prend pas la tête » – « Ad Adstra » et/ou « Le portrait de la fille en feu » et/ou « Bacurau » attendront.  (J’avais en tête qqchose comme les comédies du genre « Auberge espagnol » et « même » le film sur les viticulteurs « Ce qui nous lie » – déjà avec Ana Girardot et François Civil) et me trouvait finalement (petite salle comble) devant un film d’une mollesse étourdissante, d’un fouchtri-fouchtra de sujets (traités à la va-vite) greffés sur le thème central, à savoir la « solitude en ville » et l’argument « Il faut s’aimer soi-même pour pouvoir aimer les autres » (asséné par 2 psy différent – dont François Berléand (bien)….

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Je me suis passablement ennuyé avec ces jeunes dont Klapisch nous illustre la vie quotidienne (Metro-Boulot-Dodo – avec ou sans chat), avec quelques-fois des traits d’humour (Simon Abkarian – dans un rôle d’épicier arabe de « luxe » clichéesque à souhait), bien l’un après l’autre, en faisant se croiser parfois les personnages (malheureux, déprimés, mal dormants, mal dans leur peau) sans qu’ils se voient… le spectateur se dit et espère que quand les 2 se trouveront en face à face le film prendra son envol de comédie de boy-meets-girl, meuh non, Klapisch va arrêter le film à ce moment !!

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Il y a donc d’un côté une sorte de drame théâtrale avec une famille (chorale ?) compacte dont chaque élément va jouer sa partie dans un tableau d’ensemble – et de l’autre côté deux voisins d’immeubles dont la vie évoluera sur toute la durée du film de manière parallèle pour se « rencontrer » que vers la fin, avec la promesse de ….??!

Seule « lumière » du film, les images de la ville de Paris (toutefois pour moi trop répétitives) et surtout un beau rumba sucré et chaloupant qui passe par les tuyaux des appartements voisins des futurs tourtereaux et fait naître le premier sourire surpris de Ana Girardot….

Une critique (de ceciloule) qui se termine par «  »un film drôle, touchant et original…. qui séduira tout le monde » ici . (à voir sur ce site également la somme des liens vers d’autres critiques  – critiques qui me font apparaître comme un vieux grincheux sans sensibilité et fuyant la « simplicité »)

A propos lorenztradfin

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7 commentaires pour Soutien au cinéma français – Septembre 2019

  1. princecranoir dit :

    Eh bien ce n’est pas avec ces deux-là que nous sauveront le cinéma français. J’avoue que le Kahn ne me disait trop rien (la Bercotte me fait fuir à vrai dire), voilà qui confirme.
    Le Klapisch a pour lui une BA sympatoche qui fait la blague mais visiblement le résultat est plus proche d’un mauvais Lelouch (pour moi qui n’aime pas Lelouch, c’est dire si ça vaut pas lourd). Ou sont Sautet, Pialat et autres Truffaut ? Ad Astra, en effet.

    Aimé par 1 personne

  2. CultURIEUSE dit :

    Mais non, tu n’es pas un vieux grincheux. Tu es un vrai cinéphile avec tout plein de magnifiques références qui viennent des chefs-d’oeuvres vus précédemment et tu es sélectif. Normal.

    Aimé par 2 personnes

  3. Félix dit :

    Tout à fait d’accord avec vous concernant le triste film de Klapisch.

    Aimé par 1 personne

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