Neujahr – Nouvel an

Dernier né de l’auteure à succès allemande Juli Zeh – ramené (en VO) de mon dernier séjour en Merkelland.

Neujahr - Julie Zeh

Tentative de résumer le livre :

Lanzarote, premier jour du Nouvel An : Henning fait du vélo et tente de monter vers le village de Femés. Lui, cycliste amateur, se trouve toutefois sur un vélo de location trop lourd, sans provisions en eau ou un en-cas. Il lutte contre un vent très fort et passe en revu sa vie, sa situation, la relation avec sa femme…. Theresa, avec laquelle il mène une vie de famille (deux enfants) ou chacun s’investit (presque à parts égales). Il réfléchit à son rôle de pilier de la famille, de mari, de père. Depuis la naissance de sa fille, il souffre de crises d’anxiété et de panique le hantant surtout la nuit. (c’est la première partie du court roman – à peine 200 pages).

Une fois arrivé au col et au village il est complètement épuisé… et se rend compte qu’il a déjà été, enfant, Femés. Il sera accueilli par une femme artiste dans la maison même ou un drame (familial) s’est passé, drame que Henning avait enfoui au plus profond de lui (2e partie : flash-back autour de ces événements tragiques de son enfance). La 3e partie de ce roman-nouvelle se déroulera au retour en Allemagne.

Femes_Bernd Pleiser

Henning en vélo direction Femés (Lanzarote)

Thriller psychologique, récit compact et assez prenant – porté par une langue simple, sans fioriture, dynamique (la 1ere partie pourrait être un remake de « Catcher in the Rhye » pour adultes avec des réflexions sur la difficulté de vivre dans la société (allemande) actuelle – comment marier vie professionnelle et privée dans un environnement exigeant/de recherche de performance…, la 2e s’apparente à une descente aux enfers traumatisants de l’enfance… (parents qui se séparent, la solitude d’un enfant….., relations avec ses frères et sœurs..) …

Je suis sorti de cette lecture (qqs heures au plus) avec un sentiment mi-figue-mi-raisin… Le lien entre les parties 1 et 2 me semble un peu tiré par les cheveux, un peu trop forcé, la fin un peu trop rapide, trop de questions restent encore ouvertes (ce qui a toutefois aussi ses avantages)…. et enfin je pense qu’elle sur-utilise les métaphores paysagers (paysage volcanique, la noirceur et l’aridité du sol…) ou d’efforts cyclistes…

Toutefois, à part peut-être les effets (trop appuyés) de « déjà-vu » y insérés, la 1ère partie m’a particulièrement plu et parlé. J’y ai par ailleurs trouvé pas mal d’idées/réflexions sur le cyclisme que j’entends par mes amis fan de ce sport qui me dépasse un peu….  Juli Zeh y arrive à dresser un portrait d’un homme dépassé (surchargé) et d’une société allemande pour laquelle Juli Zeh trouve toujours, comme dans ses autres romans, les mots mi-ironiques, mi-critiques qui font mouche, même si ce n’est pas de la grande littérature. Au moins la trame sera parfait pour un beau petit film (ciné ou TV).

La version française, certainement en cours de réalisation, devrait trouver ses lecteurs.

A propos lorenztradfin

Translator of french and english financial texts into german
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