Ma vie avec J.F. Donovan

Eh ben, j’ai vu le dernier Dolan – et suis sorti avec Mixed Feelings….

Affiche - Dolan ma vie

avec (un sexy) Kit Harington (Games of Throne – même si j’ai « seulement » vu la 1ère saison sur les 7 (ou 8?)), Susan Sarandon, Nathalie Portman, Kathy Bates et Ben Schnetzer…)….. et un enfant (qui m’a énervé)

Le plot est relativement simple. Allociné résume ainsi :

Dix ans après la mort d’une vedette de la télévision américaine, un jeune acteur se remémore la correspondance jadis entretenue avec cet homme, de même que l’impact que ces lettres ont eu sur leurs vies respectives.

Sur le même site on constate un décalage (intriguant) entre les critiques de la Presse (autour de 3 poins) et des spectateurs (vers les 3,8) – et je me sens également un peu tiraillé ainsi, avec une envie de donner « une note » oscillante.

Le long film (un peu plus de 2 heures) est du point de vue de la photo d’une  beauté qui fait (parfois) frissonner, quel plaisir de voir une caméra caresser les visages, enregistrer la moindre expression….. du coup j’ai bcp apprécié le film parce qu’il est empreint d’une sensibilité et générosité qui touche. Toutefois….

2153348.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

J’ai lu que ce film constitue(rait) d’une certaine manière un auto-portrait éclaté de X. Dolan et qui dit « éclaté » dit divers points de vue ou approches. 1) il y a d’abord Rupert Turner, un acteur (env. 20 ans ?), qui pousse une journaliste à une interview que cette dernière n’a (d’abord) pas envie de faire et lui raconte son enfance dont il a tiré un livre (raison de l’interview) 2) Rupert, à l’âge de 10-11 ans (insupportable gamin – pour moi), garçon élevé seul par sa mère (Nathalie Portman) et entretenant caché de sa mère une correspondance avec 3) un acteur qu’il idolâtre – c’est le fameux John F. Donovan (Kit Harington)  star du petit écran (il joue un héro avec des super-pouvoirs dans une série et cache au reste du monde une homosexualité (qui pourrait détruire sa carrière)….. On passe (plutôt facilement) d’un niveau de narration et d’époque – bien restitué – à l’autre, parfois on ne comprend pas bien les motivations réelles des deux hommes liés souterrainement par une même relation bizarre avec leurs mères, une marginalisation (à l’école), les hésitations face à l’homosexualité…. …. leurs motivations semblent parfois presque un peu banals ou tirées par les cheveux : ainsi le questionnement de Rupert interviewé : « est-ce que j’ai usurpé ma place ? ».

S’ajoute à cela un schéma- ou automatisme  de l’utilisation des regards des femmes sur les « garçons » (regard compassionné, empli d’amour ou de fierté – avec ou sans pluie (à la Almodovar) autour – qui m’a paru presque risible….

5955890.jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Je classerai ce film loin d’un de mon préféré de Dolan (« Laurence anyway ») – je dis-ça pour montrer que je ne suis pas d’accord avec « le plus maîtrisé de Dolan » dont parle l’affiche -. Toutefois il sort, à mon avis, bien bien du lot des sortis insipides, puisqu’il arrive à nous capter avec une histoire à « dormir debout » (comme le disait l’autre).

 

PS – J’ai également vu cette semaine une sorti de film Netflix :

« Triple Frontier » – de J. C. Chandor dont j’ai bcp aimé « A most violent year » (et aussi, toutefois un peu moins « Margin Call »)  avec Ben Affleck (Tom « Redfly » Davis), et de nouveau Oscar Isaac (Santiago « Pope » Gomez), Charlie Hunnam (William « Ironhead » Miller), Garrett Hedlund (Ben Miller)…. Pas indispensable…. Un film avec trois (du « Triple » ?) modes : préparation d’un « casse » (réunion des membres d’une équipe d’anciens soldats), le casse-attaque lui-même (plutôt réussi) et ensuite « survival movie » – comment « sauver » l’argent à travers les Cordilleres des Andes (j’ai bcp pensé à la Sierra Madre (Huston) – nettement mieux réussi de ce côté là…- aussi du côté « philosophique »). Ça reste agréable à voir grâce aux acteurs, mais même Oscar Isaac m’a paru pas être à 100% dans le film)

Bildergebnis für Triple frontier + netflix

Un produit de série B réalisé en mode « automatique » qui se laisse regarder mais ne gagnerai rien à être montré sur les grands écrans.

A propos lorenztradfin

Translator of french and english financial texts into german
Cet article, publié dans Cinéma, est tagué , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

3 commentaires pour Ma vie avec J.F. Donovan

  1. princecranoir dit :

    Portrait éclaté de X. Dolan 😀 j’aime beaucoup la formule ! Il y a en effet chez ce type plusieurs personnalités qui pourraient faire de lui un bon sujet pour Shyamalan. 😉
    Ton article confirme tous les motifs qui m’éloignent de Dolan. Comme toi, rétrospectivement et surtout visuellement, je crois que je ne garde que Lawrence Anyway. Le reste je ne peux pas. Et pourtant j’aime Pialat, dont le style brut à sans doute pu inspirer le Quebecquois…
    Pas de Donovan donc en ce qui me concerne, ou à la rigueur à la guitare 😉
    Quant à la Triple Frontier, j’attends les vacances pour la franchir.

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s