Wild Life – Une saison ardente

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Première sortie ciné depuis des semaines (au moins 4 …..)…. Et dans la bataille d’horaires des films à voir avant leur disparition des écrans à GRE : à savoir voir « Un homme fidèle » (3e film de l’acteur Louis Garrel avec lui dans un rôle du film) ou « Wild Life »  (1er film de l’acteur Paul Dano), mon cœur balançait davantage vers une échappée dans les années 60 et le Montana (de plus j’aimais davantage l’affiche de ce dernier film – tzzz).

Le synopsis du film (par Allociné) se présente ainsi :

Dans les années 60, Joe, un adolescent de 14 ans regarde, impuissant, ses parents s’éloigner l’un de l’autre. Leur séparation marquera la fin de son enfance.

Le synopsis du roman du grand Richard Ford, base du scénario, le voici (par Le Cercle POINTS):

 » A l’automne de 1960, alors que j’avais seize ans et que mon père était momentanément sans emploi, ma mère rencontra un homme du nom de Warren Miller et tomba amoureuse de lui. C’était à Great Falls, Montana… » Depuis que son père est parti combattre les incendies de forêt qui ravagent la région, Joe doit faire face à la soudaine désinvolture de sa mère, et à la découverte de sa propre solitude.

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Tout est dit et pourtant rien, et un synopsis dit plus que l’autre, non – et le garçon n’aura pas le même age….?!

Le film avance doucement, par petites touches, d’un classicisme genre, allez Eastwoodien, d’une grande pudeur, avec de la retenue et humilité, mais paré d’une belle richesse (picturale et de détails) – puisqu’il y a des vides Hopperiens que nous, les spectateurs, remplissons avec notre propre fonds de souvenirs et expériences…. et comprenons ainsi facilement ce qui (é)meut les personnages (leurs visages sont si parlants/criants).

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L’isolement (la solitude du garçon face aux parents que se déchirent devant lui – le prenant en témoin sans hésiter/ou en lui extirpant des « secrets » au lieu de le « préserver ») est parfois un peu trop souligné par la structure des plans (les vitres et fenêtres qui le séparent du monde dehors/dedans – maison/voiture) ou de par son seul visage à l’écran, de plus en plus rapproché, les yeux « wide open » ). Toutefois ce choix permettra vers la fin de souligner le pas que Joe aura fait vers l’age adulte.

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Carey Mulligan (Jeanette – vue entre autres dans « Drive ») joue parfaitement la femme qui – il faut le rappeler : que nous sommes dans les années 60, ou sa « sortie de route » n’allait pas de soi  – va s’émanciper (dans la douleur – je reviens au synopsis : pour le livre c’est « désinvolture » pour le film «  »séparation » – tout un programme).  Jake Gyllenhaal est crédible et convaincant comme d’hab’. Ed Oxenbould Adams (17 ans mais déjà 6 ans de cinoche dans les pattes) est assez épatant.

Un beau film contemplatif, qui ne tire pas sur l’émotion (la séparation de parents est, avouons-le, un sujet éculé), et même un peu froide, et peut avec ses 1h45 paraître à certains trop long.

N’ayant pas lu le livre de R. Ford mais « connaissant » son « style » avec des narrateurs monologuant, je tire mon chapeau devant cette adaptation qui a nécessité pas mal de travail (et reste – j’en suis convaincu – fidèle à R.F.)

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Je le conseille à ceux qui aiment des films d’acteurs et de drames intimistes et contemplatifs ainsi qu’aux lecteurs de Richard Ford (drôle de scène à un moment ou Jeanette s’énerve contre le trop proche du Canada (titre d’un des livres de R.F. et également un livre d’apprentissage d’un garçon de 15 ans). En tout cas de joli premiers pas derrière la caméra de Paul Dano.

A propos lorenztradfin

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3 commentaires pour Wild Life – Une saison ardente

  1. CultURIEUSE dit :

    J’aime énormément les livres de Richard Ford, mais je n’ai pas celui-là. La série sur Frank Bascombe est formidable. J’ai toujours la crainte des adaptations cinématographiques. Quoiqu’il y ait des exceptions. Par exemple les nouvelles de Carver devenues « Short cuts » ou « la route » d’après McCarthy. En fait, cela devient tout autre chose, film réussi ou pas.

    Aimé par 1 personne

  2. Une adaptation d’un texte de Richard Ford ( film éponyme du roman ?), la finesse de jeu de Carey Mulligan, la présence de Jake Gyllenhaal, trois bonnes raisons de suivre ce conseil ciné qui suscite la curiosité. Merci 🙂

    Aimé par 1 personne

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