Trois jours chez ma tante

Et rebelote , je reste chez Les Editions de minuit avec le dernier-né de Yves Ravey (un Enlèvement avec rançon, notaire peu ordinaire, la fille de mon meilleur ami…)

livre_galerie_9782707343598.jpg

Présentation de l’Éditeur :

Après vingt ans d’absence, Marcello Martini est convoqué par sa tante, une vieille dame fortunée qui finit ses jours dans une maison de retraite médicalisée, en ayant gardé toute sa tête.
Elle lui fait savoir qu’elle met fin à son virement mensuel et envisage de le déshériter.
Une discussion s’engage entre eux et ça démarre très fort. (4e de couv’) 

http://www.leseditionsdeminuit.fr/livre-Trois_jours_chez_ma_tante-3237-1-1-0-1.html 

Encore un livre « minimaliste » de 187 pages qui se lisent d’une traite. Et comme souvent chez Y. Ravey on se laisse balader par le narrateur (Marcello), avoir en beauté … puisque nous n’apprenons que progressivement, par bribes, par un détour de phrase …. les contours de ce bonhomme (peu fréquentable et pitoyable).

Au début le lecteur pense : oh le pauvre responsable d’une école pour jeunes réfugiés… il n’a que trois jours pour renflouer les caisses, faire face à un audit pour voir si son établissement humanitaire peut avoir de nouveau droit à ses crédits –  actuellement le robinet financier est fermé… lui qui a quitté la France 20 ans auparavant… (et comme nous le comprenons peu à peu, finalement pas pour l’amour du continent noir ou par philanthropie, meuh non, c’est qu’il y avait une affaire de corruption/blanchiment d’argent de la fortune de sa tante auquel l’amant de sa femme (ex-femme) était inextricablement mêlée…. mais je n’en dirai pas plus…

« J’ai rangé les deux pièces de dix cents dans ma poche. C’était le moment, contre toute attente, de revendiquer sa fortune. J’ai donc décidé de la convaincre. Que le dixième au moins de son capital me revienne. Que je sois toujours et toujours son neveu, seul et unique. J’étais revenu au pays pour cela, et rien que pour cela, car le reste ne m’intéressait pas. J’ai alors dit à ma tante : Si tu ne fais rien pour moi, tu pourrais au moins entreprendre quelque chose pour ces enfants. »

C’est dans le détail que niche le plaisir de cette lecture, au style guillotine…. sachez par ailleurs, mon amie Nath’ rigolera, que de l’encre Violette, un chèque à remplir et une enveloppe qui se baladera d’un coffre fort …. vers des destinées non-souhaitées…. joueront à côté de l’ex de Marcello et une fille née après son départ en Afrique également un rôle non négligeable dans ce « huis-clos ».

Les rouages (de cet engrenage digne d’un roman noir) sont parfaits, chaque détail a son importance… et l’étau se serrera de plus en plus, sans un mot de trop et pleins d’ellipses parfaitement maîtrisées.

Un petit plaisir cette lecture qui se déguste comme un petit verre de « Nikka Whisky from the barrel ».  Yves Ravey est un styliste de 1ere !!

A propos lorenztradfin

Translator of french and english financial texts into german
Cet article, publié dans Livres, est tagué , , , , , , , , , , , , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Un commentaire pour Trois jours chez ma tante

  1. Ping : La liste des livres du Prix Inter 2018 | Coquecigrues et ima-nu-ages

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s