Paris en mars (2) – Les Hollandais

Exposition au Petit Palais

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Cette exposition organisée en collaboration avec le Van Gogh Museum, Amsterdam et le RKD – Institut Néerlandais d’Histoire de l’Art, La Haye – semble être la première grande exposition en France dédiée aux riches échanges artistiques, esthétiques et amicaux entre les peintres hollandais et français à Paris, de la fin du XVIIIe siècle jusqu’au début  du XXe siècle. 115 œuvres empruntées aux plus grands musées des Pays-Bas, mais aussi à d’autres musées européens et américains, permettent de retracer les liens noués entre les artistes hollandais et leur amis/confrères français.

[Les biographies ci-dessous sont tirés du press-kit du petit Palais ] –

ary-lamme-petit atelier (Ary Scheffer) 

Ary Scheffer
Né en 1795 à Dordrecht, Ary Scheffer est le fils du peintre Johan Bernard Scheffer et de la miniaturiste Cornelia Lamme. À la mort de son mari en 1811, Cornelia s’installe à Paris avec ses enfants. Âgé de seize ans, Ary Scheffer entre à l’École des beaux-arts dans l’atelier du peintre d’histoire Pierre-Narcisse Guérin, qui sera aussi le professeur de Théodore Géricault et Eugène Delacroix, avec lesquels il se lie d’amitié. À partir de 1812, Scheffer envoie ses œuvres au Salon, où elles retiennent l’attention d’un large public et de la presse. Son véritable premier succès intervient en 1817 : La Mort de Saint Louis obtient une médaille d’or. À partir de 1821, il enseigne le dessin aux enfants du duc d’Orléans, le futur Louis-Philippe. Lorsque celui-ci devient roi en 1830, cette relation privilégiée lui procure de nombreux avantages : il réalise des portraits officiels des membres de la famille royale, qui achètent régulièrement ses peintures au Salon. Scheffer fait aussi partie des artistes sollicités pour réaliser des tableaux destinés au musée de l’Histoire de France au château de Versailles. Célèbre et influent, il soutient les jeunes artistes et n’hésite pas à s’opposer aux institutions, comme lorsqu’il refuse, en 1836, de participer au Salon, lui reprochant d’exclure systématiquement les œuvres d’avant-garde. Il poursuit néanmoins ses envois au Salon – en 1837, 1839 et 1846 –, tout en décidant en parallèle de participer à des manifestations organisées par d’autres institutions que l’Académie ou bien à l’étranger. En 1848, à la chute de Louis-Philippe, il se retire progressivement de la vie artistique. Il décède à Argenteuil dix ans plus tard.

Johan Jongkind, Jacob Maris et Frederik Hendrik Kaemmerer,

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Frederik Hendrik Kaemmerer
Kaemmerer est le seul peintre néerlandais de sa génération qui s’installe à Paris de manière définitive. Il se forme au dessin à l’Académie royale de La Haye et suit durant plusieurs années l’enseignement du peintre Samuel Verveer. Paysagiste de talent, il obtient de nombreux prix aux Pays-Bas avant même la fin de son apprentissage. Le collectionneur rotterdamois Edward Levien Jacobson lui suggère de parfaire sa formation à Paris. À vingt-cinq ans, accompagné de son ami et camarade d’études Jacob Maris, il arrive à Paris au printemps 1865. Tous deux répondent à l’invitation d’Adolphe Goupil, l’influent marchand d’art parisien. Sur sa recommandation, Kaemmerer devient durant trois ans l’élève du peintre Jean-Léon Gérôme et, suivant le conseil de ce dernier, abandonne le paysage pour se spécialiser dans la peinture de genre historique, qu’il situe de manière originale sous le Directoire, la période qui suit la Révolution française. Ses tableaux représentant des personnages élégants vêtus de costumes historiques sont très populaires parmi les collectionneurs, notamment les Américains. Ils lui valent également plusieurs médailles au Salon à Paris, où il expose au moins une toile à chaque édition. Goupil lui offre alors un contrat d’exclusivité. À partir de 1870, Kaemmerer s’oriente plutôt vers la représentation de scènes contemporaines, décrivant notamment les loisirs de la haute société : riches bourgeois se prélassant sur la plage ou jouant au croquet. Sa facture devient plus libre, presque « impressionniste». Entre 1874 et 1883, Kaemmerer remporte de nombreux succès au Salon : grâce à une Plage de Scheveningue, il reçoit en 1874 sa première médaille. En 1899, il obtient la Légion d’honneur, et sa renommée égale celle d’un peintre français membre de l’Académie. Pour autant, l’artiste sait aussi s’abstraire des stratégies commerciales : l’été, retournant aux Pays-Bas, il peint des toiles très différentes, en plein air, sur la plage, avec ses amis hollandais et français.

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ou George Hendrik Breitner, avec ses Kimonos rouges (!)

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  (celui-ci n’est pas présenté dans l’expo)
George Hendrik Breitner
Ancien élève du peintre Charles Rochussen, George Hendrik Breitner commence à enseigner le dessin en 1877 à l’Académie des beaux-arts de La Haye, tout en y suivant des cours. Trois ans plus tard, son attitude rebelle lui vaut d’être renvoyé. Bénéficiant du soutien financier de l’employeur de son père, il s’installe chez le paysagiste de l’école de La Haye, Willem Maris (le frère de Jacob) et donne encore quelques leçons de dessin. Il rencontre Hendrik Willem Mesdag, qui l’invite à collaborer à son grand oeuvre, le Panorama de la plage de Scheveningue. En 1882, Breitner se lie d’amitié avec Vincent Van Gogh, dont il partage le goût pour la littérature naturaliste d’Émile Zola ou des frères Goncourt. Ensemble, ils errent dans les quartiers populaires de La Haye à la recherche de sujets tirés de la vie quotidienne. À partir de 1884, Breitner effectue plusieurs séjours à Paris. Il suit un court apprentissage dans l’atelier de Fernand Cormon, peintre académique ouvert aux tendances nouvelles qui aura aussi pour élèves Van Gogh, Émile Bernard ou Henri de Toulouse-Lautrec. Logeant près de Montmartre, Breitner poursuit ses recherches de scènes pittoresques. En 1885, il commence à réaliser des études de danseuses et des nus réalistes, sujets inédits aux Pays-Bas. Il rentre à Amsterdam en 1886, mais revient à Paris en 1889, à l’occasion de l’Exposition universelle, où sont présentées trois de ses œuvres. Il reçoit une médaille d’argent pour l’une d’elles. En 1900, il se rend une dernière fois dans la capitale française et, muni d’un appareil photo, réalise de nombreux clichés qu’il utilisera plus tard comme motif. Il finit ses jours en 1923 à Amsterdam, après avoir réalisé plusieurs voyages
en Belgique, aux États-Unis et en Allemagne.

et Vincent van Gogh (ici vue du Montmartre)

Image associée

Kees van Dongen (dont j’ai par ailleurs pu voir une magnifique toile dans une Galerie avenue Matignon – pas de photo permise non plus)  – c’était une peinture d’une église à Venise (grand format) – dans un bleu de rêve !

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Cannes sous la pluie  (pas dans l’expo)

et Piet Mondrian – sont représentés parfois à côté de leur amis/contemporains comme  Corot, Millet, Boudin,

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Monet, Cézanne, Signac, Braque, Picasso… ce qui nous permet d’établir (et sentir) des correspondances et nous inciter aux comparaisons.

Breitner et Kaemmerer étaient une vrai découverte pour moi (je me réjoui d’en voir davantage de ces tableau lors d’un prochain voyage aux Pays-Bas.

Toutefois les conditions de la visite n’étaient pas optimales. Ok – j’y suis allé un samedi…. – mais : assez longue queue (15 minutes) à l’extérieur…. rebelote pour la caisse (15 minutes) et hop une 3e fois avant de pouvoir entrer dans les salles d’expo’.  J’ai regretté les temps ou j’ai pu assister à des visites « privées » en dehors des heures d’ouverture (ahhh le jour lointain ou « nous » avions la Gare d’Orsay » pour « nous » (250 personnes + avec cocktail !!!)) ….

Là on piétinait, se bouchait la vue, s’excusait  souvent…… toutefois intéressant de se baigner dans ces diverses époques, d’établir les liens, les « inséminations artistiques » de l’un par l’autre….  Même si j’avais, peut-être aussi un peu énervé de cette foule, aussi l’impression que cette exposition était davantage là pour attirer des spectateurs que d’être vraiment « pédagogique ».

 

 

 

 

 

A propos lorenztradfin

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