Frère & sœur (dans l’âme)

Parti pour voir « Barbara » (de Sir Almaric), je croise des amis dans le même cinéma (Le Méliès) qui allaient voir un autre film français : « Ôtez moi d’un doute » de Carine Tardieu. J’ai remis à plus tard la vision du faux biopic pour regarder avec eux cette production hexagonale (de M6 notamment).

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Eh ben, vous allez rire, mais j’ai « signé » en sortant pour la défense du Label « Feel-good-movie ».

« Intelligent et bouleversant » dit l’affiche – Je suis juste d’accord pour « intelligent » et j’aurai rajouté « une vrai comédie (douce-amère) avec une brochette de second rôles judicieusement choisie ». En effet, c’est presque un film « choral » avec des variations autour du sujet central « qu’est-ce la filiation ? »

Synopsis :

Erwan (F. Damiens), un démineur breton, veuf et ayant élevé sa fille (Alice de Lencquesaing) (qui elle est enceinte et ne semble pas savoir ou ne pas vouloir savoir qui est le père) perd un jour pied lorsqu’il apprend que son pater (Guy Marchand) à lui n’est pas son père (biologique). Malgré toute la tendresse qu’il éprouve pour l’homme qui l’a élevé, Erwan enquête discrètement et retrouve son véritable géniteur : Joseph (André Wilms), un vieil homme plutôt sympa (mais très seul), avec une fille, Anna (Cecile de France)  qui est donc ???? …..la demi-sœur d’Erwan…. Mais Zut – il va être attiré par elle (et ce sera réciproque) ....

On voit bien dans ce « méchant synopsis » que l’enchevêtrement des divers fils est un peu too much, les « hasards » des rencontres un peu trop poussifs, mais grâce aux acteurs qui tourbillonnent dans ce joyeux bordel de paternités (mention bien aussi à Estéban – déjà vue dans l’excellent Effet aquatique )

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cela passe, parfois même avec des fous rires – ou des accès de tendresse (la scène entre Erwan et Anna à la plage – après un dîner qui permet aux spectateur d’avoir une avance de 3 km sur les protagonistes – sera sublimée par une tirade de Anna qui devrait rester dans les annales) …

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Mine de rien Carine Tardieu incite à se poser des questions sur la paternité et la filiation (caractères hérités ? éducation ? amour ? abandon ?) dans un joyeux tissu foutraque de relations – Toutefois on constate, que pris individuellement, ces rapports sont traités d’une précision étonnante (et juste) ….

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Une très bonne surprise cette comédie (que je n’aurai probablement pas vu sans mes amis – et je l’aurai regretté) qui – en plus – fait travailler les muscles faciaux ainsi que les méninges.

 

 

A propos lorenztradfin

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