Besson vs Malick

meuhwhii….moiossi…

Après une longue journée de bataille d’avec les mots j’avais besoin de m’évader, et je me suis fait embarquer – avec un copain croisé par hasard – salut Vincent ! – dans un voyage BD et intergalactique.

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Synopsis :

Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d’agents spatio-temporels chargés de maintenir l’ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha – une métropole en constante expansion où des espèces venues de l’univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d’Alpha, une force obscure qui menace l’existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l’avenir de l’univers.

Avec : Dane DeHaan, Cara Delevingne, Clive Owen, Rihanna, Ethan Hawke

Ce n’est pas l »l’énorme trou noir » dont parle la critique américaine, ni un « excellent sédatif » mais est quand-même un peu nanardesque sur les bords.  Côté scénario – pas vraiment folichon…. une sorte de fouchtri-fouchtra, tenant à peine sur un petit fil conducteur autour d’une peuplade – qui rappelle ouvertement « Avatar » côté aspect et écolo…

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On a presque l’impression d’un film pour ado (ce côté jeu vidéo ou cirque numérique et la gaucherie des dialogues).

Toutefois, quelques belles trouvailles avec un effet wow  (ainsi le « Big Market », lieu de référence du shopping touristique interplanétaire – en fait un grand vide désertique sur lequel se superpose un monde virtuel à dimensions multiples et des centaines de milliers de (petites) boutiques)) ou aussi un peep-show dans lequel la chanteuse Rihanna fait un numéro de pôle dance qui aurait plu à ILG – en effet : époustouflant, bluffant

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Je retiens cependant un peu de plaisir (enfantin), quelques moments drôles (notamment avec le trio formidable des grincheux de l’espace) et un début simple mais formidable (sur « Space Oddity » de David Bowie)….

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Changement de braquet –

Voici, dans le style Malickien – voix off et plans larges – nous voici servi d’un récit poétique et musical qui – avec le bistouri cameraesque (ahh ce Emmanuel Lubezki – chef op’) dissèque le destin de quatre personnes ou disons de deux couples (Boy(s) meet Girl(s)). Style quasiment documentaire, avec une tonne d’ellipses et de retours en arrière (toutefois on se perd moins que dans « Knight of Cups »). Dans un style quasi-documentaire nous assistons à des drames, des joies, romances, adultères, jalousie ….. à la recherche (scrutinage) de la part sombre de nous-mêmes.

Des moments d’une tendresse-délicatesse à faire pleurer, d’autres plus « terre-à-terre » ou limite « enfantin » [« évanescent ballet romantico-philosophique » disent les Inrocks] on suit les acteurs-personnages  – et quel plateau ! – Rooney Mara (Faye), Ryan Gosling (BV), Michael Fassbender (Cook), Natalie Portman (Rhonda), Cate Blanchett (Amanda), Bérénice Marlohe (Zoey)…. + des guest stars jouent themselves (Patti Smith, Iggy Pop)…,

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Ce film dure 2h – je me serai contenté de 1h30, d’autres en demandent 3 h….. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il y a une sorte de vide (de sens de la vie) filmé tout simplement prodigieusement bien, mais même s’il m’a touché par moments, envoûté même par instants (énervé aussi parce que souvent des morceaux de musique sont juste effleurés et pas exploité au max….) je ne suis pas rentré sur le nuage que je cherchais.

Cinezik – et sa présentation de la B.O. :

Dans son film que le titre annonce très musical, Terrence Malick convoque la musique en arrière plan, derrière les relations sensuelles entre les personnages. Sans véritable construction narrative, le cinéaste immerge ses acteurs dans la musique (on voit Ryan Gosling au piano, Rooney Mara sur scène à la guitare avec Patti Smith…) mais ces scènes sont brèves, éphémères, ne permettant pas une réelle immersion musicale. Terrence Malick est le cinéaste de l’agencement de fragments hétérogènes et fugaces. Hormis les instants rock (Patti Smith, Iggy Pop, Black Lips, Thee Oh Sees, Lykke Li), on entend de la musique savante (Arvo Part, Ravel, Mahler, Saint-Saens, Debussy) et de la musique de film polonaise (Wojciech Kilar, Zbigniew Preisner) pour le lien mystique entre les séquences.  http://www.cinezik.org/critiques/affcritique.php?titre=song-to-song

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A propos lorenztradfin

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