Jaoui jouit

Dans la série « soutien au cinéma français » j’ai vu (avec des potes – on a passé un très bon moment ante-électoral ensemble après) le film Aurore, réalisé par Blandine Lenoir (avec Agnès Jaoui, Thibault de Montalembert, Pascale Arbillot, Philippe Rebbot (il s’appelle Bernard dans le film) et Samir Guesmi (les 2 soulignant la référence à Solveig Anspach).

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Contrairement à la Masque et la Plume nous avons TOUS (on était 6) aimé ce film, et franchement, les éclats de rire dans la salle (clairsemée, ok, d’un âge moyen de 58 ans certainement, ok…) sont un signe d’une hilarité certaine qui a saisi les spectateurs face à qqs « gags »/ »sketches ».

Il ne faut certainement pas se saisir du film d’un point de vue « cinématographique » à la Cahier du Cinéma : en effet, scénario relâché, constitué d’une multitude de « scénettes » qui, bout à bout, permettent de dresser le portrait d’Aurore (Samantha/Sam), femme divorcée, mère de deux filles (elle a gardé un contact chaleureux et de connivence avec son ex) – une fille quitte la maison, l’autre qui tombe enceinte (avec le statut de grande-mère à l’appui pour Aurore qui se sent ainsi poussé encore plus loin dans l’inutilité ressentie), fraîchement sans emploi (son affreux patron un peu trop caricatural je le concède), souffrant de bouffées de chaleur (vive la ménopause !), et cherchant un lieu pour s’installer sur la carte du tendre (amant intermittent « très très gentil » ; rencontre surprise avec son 1er amour….)  – donc à une croisée de chemin et à la recherche du sens de la suite dans la vie à donner…

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Hou ! Une série de sujets donc qui donne un peu le tournis, certainement un peu too much pour une seule personne, mais surprise, surprise : ça marche, ça tient (si on accepte de ne pas être dans film d’un réalisme total….). Ça tient aussi grâce à agnes-jaoui, une (autre) surprise pour moi, que je n’ai, dans toutes les pages du présent blog , au plus grand jamais, félicité ou aimé. Là, son jeu collait parfaitement, devenait parfois plus que convaincant et/ou touchant même – et, petit détail : je ne suis pas une femme, ne peut donc pas du tout  me reconnaître dans certaines scènes (genre bouffée de chaleur, abordage dans la rue par des mecs obscènes, sifflotants, ….- précision : je ne me suis pas reconnu non plus dans les mecs du film, mais ça c’est une autre histoire).

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Donc, quelques sketchs-gags quasi irracontables, portrait touchant (j’ai même à un moment essuyé une toute petite larme, eh oui !), même s’il se rapproche d’un catalogue-puzzle des « misères » qui peuvent se rabattre sur une femme vivant en banlieue de La Rochelle dans la situation décrite plus haut…. mais qu’est-ce que c’est jouissif parfois…. Film que je mettrai dans la case des très bon téléfilms à dossier avec biais vers le feel-good movie. On ne demande pas plus dans les temps qui courent.

 

 

A propos lorenztradfin

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