Prix Pierre-François Caillé de la traduction – 2016

Bientôt je vais retrouver le clavier pour des billets perso’ – la sortie du tunnel d’une traduction de 150.000 mots est proche…. et de livres, j’en ai lu depuis 6 semaines….

En attendant une petite info (ou rappel) :

Le 2 décembre aura lieu la cérémonie de remise de prix Pierre-François Caillé de la traduction (à l’Institut Cervantes à Paris)

Décerné depuis 1981 par la Société française des traducteurs (SFT) avec le concours de l’École supérieure d’interprètes et de traducteurs (ESIT), le prix Pierre-François Caillé de la traduction récompense chaque année un traducteur qui débute dans l’édition (maximum trois ouvrages traduits et publiés). En 2016, les éditeurs étaient invités à proposer des œuvres littéraires de fiction ou de non‑fiction (y compris des ouvrages de vulgarisation scientifique et technique ou encore de poésie, théâtre et même de bande dessinée).

Après délibération, le jury présidé par Débora Farji-Haguet et composé de quatorze traducteurs professionnels dont Björn Bratteby, président de la SFT, vient de choisir le lauréat 2016 du prix Caillé. Cette année, les finalistes sont au nombre de six, pour leur traduction de quatre ouvrages de fiction et deux ouvrages de non-fiction, publiés par des grands groupes d’édition mais aussi des maisons indépendantes, dont un éditeur suisse :

  • Mathilde Bach, traduction de l’anglais (États-Unis) d’Aucun homme ni dieu de William Giraldi, aux éditions Autrement ;
  • Hélène Cohen, traduction de l’anglais (États-Unis) de Dix jours dans un asile, un reportage de Nellie Bly, aux éditions du sous-sol/Seuil ;
  • Lionel Felchlin, traduction de l’allemand (Suisse) de La Poste du Gothard ou les états d’âme d’une nation,de Peter von Matt, aux éditions Zoé (éditeur suisse) ;
  • Romane Lafore, traduction de l’italien de Sur la pointe des pieds de Luca Rastello, aux éditions de la Table Ronde ;
  • Tatjana Marwinski, traduction de l’allemand (Suisse) de Le printemps des barbares de Jonas Lüscher, aux éditions Autrement ;
  • Lucie Modde, traduction du chinois de Tout ça va changer, de Lao Ma, aux éditions Philippe Picquier.

Le prix, doté de 3 000 euros, sera remis au traducteur lauréat dont le nom sera dévoilé le 2 décembre prochain, à l’occasion d’une soirée spéciale de la SFT, réunissant traducteurs, éditeurs, acteurs de nos métiers et partenaires. http://www.atlas-citl.org/6_finalistes_prix_pierre-francois_caille_2016/

Article – News du Syndicat portant sur 2 des finalistes… (votre serviteur et Graham macLachlan – Traducteur http://www.mactrad.fr/cv=fr.pdf et Président de MGKT, section française de la Guilde internationale des faiseurs de noeuds (!) ont été interviewé…https://traduire.revues.org/625)

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https://www.sft.fr/fo/public/menu/archives_news/news_fiche&newsId=1905#.WDcBzbLhCW9

Les deux ouvrages proposés par les éditions Autrement pour le Prix Pierre-François Caillé de la traduction 2016 font partie des six finalistes retenus par le jury de traducteurs professionnels. Aucun homme ni dieu et Le printemps des barbares : deux romans servis par une traduction précise et efficace.

Aucun homme ni dieu, traduit de l’anglais (États-Unis) par Mathilde Bach est le premier roman de l’écrivain américain William Giraldi. Il plonge le lecteur au cœur de l’Alaska, pour un récit âpre et intense où la nature tient une place prépondérante. Selon Bernhard Lorenz, membre du jury, la traductrice a « réussi à rendre la noirceur d’une neige blanche et aveuglante (…) dans une belle écriture quasi viscérale » qui restitue la force de l’écriture originale. Mathilde Bach, qui a travaillé dans la révision de textes pour des maisons d’édition avant de se consacrer pleinement à la traduction, résume elle-même son travail dans le « mot du traducteur » à la fin de l’ouvrage : « en entrant dans le texte, les premières impressions sont sensorielles (…) et il y a comme une musique permanente, qu’on n’avait pas entendue tout d’abord mais qui est partout une fois qu’on l’a perçue. (…) En apparaissant, le traducteur fracasse le décor, il faut tout reconstruire, remettre chaque chose, chaque couleur, chaque odeur, chaque impression à sa place ». Un défi visiblement réussi puisque sa traduction a saisi le jury du prix Pierre-François Caillé « aussi vite que le froid polaire raidit les cadavres » conclut M. Lorenz.

Le printemps des barbares de Jonas Lücher, traduit du suisse allemand par Tatjana Marwinski est l’autre roman proposé par les éditions Autrement. Il nous entraîne à l’opposé du spectre climatique, dans le désert d’Afrique du Nord. C’est un roman satirique sous forme de conte philosophique, à l’écriture sans prétention mais gorgée d’humour qui tourne en dérision le milieu des « traders » à l’aune de la crise financière. Pour Graham macLachlan, membre du jury, Tatjana Marwinski a su restituer la fluidité et le rythme du texte original et a réussi à retranscrire par le choix de sa syntaxe la drôlerie des situations : « on n’a à aucun moment le sentiment de lire une traduction » résume-t-il. Élevée au sein d’un foyer franco-allemand, la traductrice s’est d’abord formée aux métiers du livre et des médias en Allemagne avant d’obtenir un master de traduction littéraire en 2011 à I’ITI-RI de Strasbourg. On retrouve dans son « mot du traducteur » le plaisir qu’elle a eu à travailler sur ce texte : « entrer dans l’univers de Jonas Lüscher (…) c’est découvrir un style précis et raffiné, qui brille d’autant plus qu’il décrit un monde régi par le clinquant, la violence et le cynisme ».

Notons au passage la démarche inédite et exemplaire des éditions Autrement, qui dans chacun de ses ouvrages traduits laisse la parole au traducteur, soulignant par là même le rôle primordial de son travail dans la transmission d’un texte littéraire pour un public étranger.

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https://traduire.revues.org/358

Un article de Florence Herbulot – avec, entre autres,  la genèse du prix + la liste des lauréats.

A propos lorenztradfin

Translator of french and english financial texts into german
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4 commentaires pour Prix Pierre-François Caillé de la traduction – 2016

  1. Merci pour cet article très intéressant que j’ai partagé sur Twitter …
    Belle semaine à vous !

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  2. Elisa dit :

    Ce doit être une belle expérience de participer à ce jury ! Que la fête soit belle le 2 !

    Aimé par 1 personne

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