Victoria – et les 7 mercenaires

La pub dit – en lettres capitales :  Grandiose, Hilarant, Le Top du Top, Exceptionnel, La Comédie de l’année

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Le film de Justine Triet (qui il y a quelques années avait défrayé la chronique des critiques avec son « La bataille de Solferino« ) n’est à mon (humble) avis pas tout à fait tout ça, mais sort quand-même du lot de la comédie franchouillard, mais plutôt du fait d’une grosse chape de mélancolie qui imprègne tout le film et – je chante en unisson avec les critiques pro’ : à cause de Virginie Efira.

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C’est donc – pour moi – moins par l’écriture que plutôt grâce à l’actrice Virginie Efira  et son acolyte Vincent Lacoste que cette comédie de mœurs, genre Cassavetes à la sauce de Woody Allen, marque les esprits.

Virginie Efira joue une femme d’une trentaine finissant, un peu borderline, élevant seule ses deux enfants dans un formidable fouchtri-fouchtra bordélique (qu’on avait déjà remarqué dans l’appartement encombré de « La bataille de Solferino »). Avocate (peu crédible par ailleurs),

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elle défend la vie et les problèmes des autres, mais n’arrive pas à faire face à sa solitude, cherchant de l’aide chez une diseuse de bonne aventure (voyante) – en effet deux scènes qui font sourire…et se faisant aider par un jeune homme (ex-dealer et ex-client) qui saura se rendre indispensable (pour sur-vivre).

« J’aimerais comprendre là où ça a commencé à merder chimiquement dans ma vie. »

Une phrase qu’elle débite par deux fois auprès d’un psy’ et qui décrit un peu l’insolite absurde qui imprègne le film (ahh ce chien dans l’audience au tribunal) qui finalement tout en se laissant regarder (plutôt avec plaisir) est constitué d’une série de sketchs et péripéties se succédant sans véritable idée sous-jacente (sauf de dépeindre une femme d’aujourd’hui, forte et fragile en même temps. – Les scènes avec des amants de passage,  en sont pour moi un exemple type..)

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Je voulais rire, ressentir un de ces moments, promis par la pub, « hilarants », mais je n’ai que souri (et parfois jaune). Toutefois, j’ai adoré l’abattage de V. Efira.

 

Post-scriptum en relation avec le titre de cette entrée de blog :

Egalement vu la nouvelle version de « Les 7 mercenaires » (aux manettes : Antoine Fuqua avec son casting de ouf  (Denzel Washington, Chris Patt, Etan Hawk….)

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– La version ne vaut pas le déplacement (quand on a vu le film de Akira Kurosawa (Les 7 samourais) ou même le western de J. Sturges – surestimé certainement, mais pour les yeux de l’adolescent (qui ne connaissait pas Kurosawa encore et était imprezgné par les Karl May) un chef-d’oeuvre  (Yul Brunner, Steve McQueen, Charles Bronson, Robert Vaughn et James Coburn).

La version 2016 est plate, lorgne du côté de Tarantino sans arriver à son genoux, manque de rythme…. bof  (sauf pour quelques paysages)….

 

A propos lorenztradfin

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Un commentaire pour Victoria – et les 7 mercenaires

  1. Mari dit :

    Un article intéressant. Merci de partage!

    J'aime

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