Ten days in a madhouse

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Livre lu dans le cadre du Prix Pierre-François Caillé. Je parle ici en mon propre nom et aucunement ni au nom du Jury ni de celui de la SFT.

Présentation de l’Editeur

Engagée en 1887 au journal New York World du célèbre Joseph Pulitzer, Nellie Bly se voit confier une mission pour le moins singulière : se faire passer pour folle et intégrer un asile, le Blackwell’s Island Hospital à New York. Intrépide, courageuse et soucieuse de dénoncer les conditions de vie des laissées-pour-compte, elle accepte le défi et endosse le rôle. Elle reste dix jours dans l’établissement et en tire un brûlot. D’abord publié en feuilleton, ce reportage undercover met en lumière les conditions épouvantables d’internement des patientes ainsi que les méthodes criminelles du personnel. L’œuvre de Nellie Bly, jusqu’alors inédite en France, marque la naissance du journalisme dit “infiltré” et préfigure les luttes pour l’émancipation des femmes.

Le 22 septembre 1887, le World me donna pour mission de me faire interner dans l’un des asiles de fous de New York. Mon rédacteur en chef, Joseph Pulitzer, souhaitait que je décrive en termes simples et directs les soins apportés aux patientes, les méthodes de la direction, etc. Mais avais-je les nerfs suffisamment solides pour supporter pareille épreuve ? Serais-je capable de me faire passer pour folle auprès des médecins ? D’évoluer une semaine entière au milieu des malades mentales sans que les autorités ne découvrent que je ne suis qu’une “moins que rien armée d’un calepin” ? Oui, j’avais foi en mes talents d’actrice et me pensais de taille à feindre la démence d’un bout à l’autre de mon séjour. Pourrais-je passer sept jours à l’asile d’aliénés de Blackwell’s Island ? J’en étais convaincue. Et j’ai tenu parole.

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Nelly Bly (de véritable nom Elizabeth Jane Cochrane (1864 – 1922) est non seulement une pionnière du journalisme d’investigation mais aussi la 1ere femme qui a réalisé un tour du monde sans être accompagné d’un homme (elle était partie pour battre la figure romanesque de J. Verne Phileas Fogg – en 72 jours, 6 heures et qqs…

Le style de la description de son séjour est en effet journalistique. Son immersion qui lui permet de rencontrer bcp de femmes à des km lumières de la démence, souvent simplement pauvre ou rejetées par leur familles, décrit l’hypocrisie du corps médical, la peur des femmes (saines) d’être trop en contact avec des « malades » avec de vrais problèmes psychiques. Nelly Bly aurait eu sa place dans l’équipe de « Cash Investigation » sans problème.

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Une lecture – la traduction a été réalisée par Hélène Cohen – qu’il faut placer dans son contexte historique – Depuis le sujet a été souvent repris et poussé plus loin par d’autres (Albert Londres p.ex. ou même en filigrane dans  le livre de Jim Fergus [« Mille femmes blanches » (One thousand white women : The Journals of May Dodd] et pas à oublier le film glaçant et terrifiant de Samuel Fuller « Shock Corridor » (dans lequel un journaliste ambitieux – pour décrocher le prix Pulitzer se fait interner dans un asile pour y mener  une enquête sur un meurtre commis au sein de l’institut…. Il aura moins de chances que Nelly….!!) .

Une vraie curiosité ce petit récit auquel se rajoutent encore deux autres récits (entre autres un sur les femmes de ménage….).

Le récit a par ailleurs donné aussi lieu à une mise en images qui courent …

https://movietvtechgeeks.com/10-days-in-a-madhouse-brings-back-nellie-bly/

 

A propos lorenztradfin

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2 commentaires pour Ten days in a madhouse

  1. Laure Micmelo dit :

    Ca parait passionnant, même si le sujet a déjà été traité.

    J'aime

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