Iles Éoliennes (1)

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(le vulcan de Stromboli – 900 m )

Une semaine hors du temps avec des amis (2 hommes – 4 femmes) (ou presque – je n’ai pas échappé ni à l’Euro 2016 (drôle les rues vides et le cafés pleins lors du match Italie :  Suède = 1:0), ni à l’assassinat de Mme. Cox ni au Brexit et la suite des aventures des candidats à la Primaire en France…).

Je n’ai vu que 3 sur les 7 îles de l’archipel (Vulcano, Stromboli, Lipari) – mais assez pour savoir que j’y retournerai.  Je vais – en résumé par île – parler un peu de la semaine vraiment trop courte – pour donner des idées, pour fixer quelques sensations et partager des photos prises. (la livraison de ces articles s’étagera sur deux semaines je pense- j’ai un carnet de commande bien rempli…! )

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Voyage de samedi à samedi (avec le désavantage de partir de Lyon : le voyage a duré chaque fois dans les 11 heures (un vol Easyjet aller à 13h faisait qu’il fallait partir à Grenoble par le bus à 9h + une fois arrivé à Catane attendre un bus (1h 45) pour se rendre à Milazzo d’ou partais à 19h10 bateau pour Vulcano  – arrivé à 19h45 finalement…(au retour problème similaire – départ à 9h10 de Milazzo arrivée – compte tenu des attentes – à Grenoble à 19h30. Mes co-voyageurs parisien ont pu profiter presque une journée de plus…. avec les vols plus tôt ou plus tard dans la journée)

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(vue de Vulcano sur Lipari)

Drôle aussi de trouver dans Le Monde au retour un article sur les Iles :

Fumerolles, coulées de lave, plages de sable noir, cratères bouillonnants, éruptions quotidiennes, le tout sur des îles situées à moins de trois heures de Paris ? Eh non, ce n’est pas de l’Islande qu’il s’agit. Moins médiatiques que leur grande sœur boréale, les îles ­Eoliennes, situées au large de la Sicile, forment elles aussi un univers majestueux, forgé au jour le jour par le volcanisme actif. Leur nom ne semble pas sortir d’un ­livre de Tolkien, comme Bardarbunga et Eyjafjallajökull, mais c’est bien sur cet archipel ­méconnu, à Vulcano et Stromboli, qu’il est le plus facile d’observer la fascinante activité volcanique. Il faut deux bonnes heures de vol jusqu’à Catane (Sicile), puis une heure et quart de voiture vers Milazzo et trois quarts d’heure d’hydroglisseur pour atteindre le port de Vulcano, ­surplombé par la silhouette du volcan (391 m) qui a donné son nom à tous les autres. Il suffit de poser pied à terre pour se sentir au royaume de Vulcain, dieu du feu. Les trottoirs sont fumants. Et les rues odorantes : le sirocco véhicule des effluves de soufre. Sur la plage, de rares touristes se terrent dans des bains de boue réputés pour leurs vertus curatives. Des voiliers paressent au cœur d’une baie. Le sable noir tranche avec l’azur. Le Vulcano est un volcan dit  » gris « , explosif, donc dangereux. Il n’a pas connu d’éruption depuis 1890. Mais il est surveillé de près, comme tous les volcans des Eoliennes. Autour du cratère sommital, accessible en une heure de marche, se découvre une zone géothermique qui n’a rien à envier à celles d’Islande : ­roches chaotiques aux teintes ocre, vert et bleu, mini­cratères pestilentiels, poésie minérale de fin du monde. Avec l’avantage ­notable, dès le printemps, de pouvoir se promener en tee-shirt à toute heure du jour. Et de jouir d’une vue à 360 degrés sur l’archipel. Il compte dix-sept îles, dont sept habitées. Stromboli est la plus éloignée des côtes siciliennes. Dès le débarcadère, des panneaux signalent les risques de raz de marée. Dans les rues étroites, d’autres ­désignent le point de rassemblement en cas de séisme. Le volcan, explosif et effusif, est en éruption permanente. Il faut crapahuter trois heures pour en rejoindre le sommet (916 m), accompagné d’un guide, en général juste avant le coucher du soleil. Depuis ce balcon naturel, la vue plonge sur deux cratères qui rougeoient cent cinquante mètres plus bas. Alors que l’activité est plutôt faible en 2016, une dizaine d’explosions retentit dans l’heure. Par quatre fois, une fontaine de feu s’élève à hauteur des marcheurs. Cette île verticale comptait 4 000 habitants jusqu’au XIXe siècle. Puis les difficultés économiques, les tremblements de terre et les éruptions à répétition ont fait fuir la population. C’est grâce au film Stromboli (1949), de Roberto Rossellini, que l’intérêt a commencé à renaître pour cet archipel isolé et toujours peu peuplé (15 000 habitants aujourd’hui), inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco en l’an 2000. Chaque île a son charme propre. Les amateurs de randonnée apprécieront Salina et Lipari, avec son superbe champ d’obsidiennes, la plus brillante des ­pierres volcaniques.D’autres préféreront la jolie Panarea, plus chic. Quant à ceux qui recherchent l’isolement véritable, ils trouveront leur bonheur à Alicudi et ­Filicudi, où demeure un habitat troglodyte. Ici, le réseau électrique n’est arrivé que dans les ­années 1990.
© Le Monde  (daté le 19/20.6.2016)

(on voit bien que nous n’avions pas toujours un temps photofil) DSC_0073

A propos lorenztradfin

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