Dark Horse

9782757853276

Présentation de l’éditeur (Gallmeister) :

L’affaire paraissait pourtant simple. Wade Barsad, un homme au passé trouble, a enfermé les chevaux de sa femme Mary dans une grange avant d’y mettre le feu. En retour, celle-ci lui a tiré six balles dans la tête durant son sommeil. Telle est du moins la version officielle. Mais le shérif Walt Longmire ne croit pas à la confession de Mary. Persuadé de son innocence, Walt décide de se rendre sur les lieux du crime. Il débarque incognito à Absalom, la petite ville du comté voisin – où il n’a pas juridiction – et se heurte très vite à l’hostilité de la plupart des habitants. Mais Walt n’est pas là pour se faire des amis, et il ne tardera pas à découvrir qu’une grande partie de la population avait de bonnes raisons de vouloir la mort de Wade.

Aventure du shérif Walt Longmire (« Little Bird »; »L’indien blanc »; Le camp des morts » pour ne citer que trois des 12 autres romans – pas tous traduits à ma connaissance autour de ce shérif qui officie dans un comté (fictif) d’Absaroka, Wyoming, USA)  dans ce Roman de 2009 càd. 2013 dans sa version française….traduite par Sophie Aslanides.

Les romans autour de Longmire sont d’une certaine manière des polars (crime, enquête – longue – avec des accents de western (et non « urbains »), avec un personnage vieillissant, désabusé et des personnages attachants : Mary – la femme que tout accuse, Vic – l’adjointe (et parfois partenaire d’une nuit) de Walt, Juana, une serveuse sans permis de travail (du Guatemala), « le chien » …. l’histoire est solide, traîne peut-être un peu plus que normalement vers le milieu (avec toutefois une accélération à 100 à l’heure dans le dernier quart) – et tout ça dans un espace naturel qui donne envie de s’y trouver (le naturisme cher à l’éditeur Gallmeister), même sur un cheval

La  structure narrative est assez intéressante (va et vient – avec indication des dates ET l’heure – entre présent et passé, flash-backs se rapprochant peu à peu du temps présent et éclairant ainsi certaines évolutions de l’enquête – et d’une certaine manière il se termine là ou il a commencé..)  dans un style sans fioritures, direct et faussement simple (très bien rendu par Sophie Aslanides) entrecoupé par des réflexions (philosophiques) permettant (re-)sentir la sensibilité et une certaine révolte du personnage, ours mal léché qu’on ne peut qu’aimer…. Tout ça c’est loin et en même temps proche de nous, nostalgiquement moderne ou d’une modernité nostalgique, mais le lecteur qui souhaite une lecture trépidante, angoissante, thrillerisante devrait passer son chemin….c’est tout en nuances, en ellipses parfois qui laisse la place aux personnages (aussi secondaires qu’elles soient)

Les romans de C. Johnson sont tellement cinématographique qu’il y a « même » une série télévisée (que je n’ai toutefois pas – encore – vu).

a) ce ne restera pas le seul de la série des Longmire que je lirai

b) je vais essayer de voir un de ces quatre la série TV…

Et voici deux liens vers des lectrices (donc « ma » livrophage »…) qui parlent de ce livre mieux que moi

https://lectriceencampagne.wordpress.com/2013/04/25/dark-horse-de-craig-johnson-gallmeister-traduit-par-sophie-aslanides/

http://www.lalivrophile.net/meta/Editeur/Gallmeister

 

 

A propos lorenztradfin

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5 commentaires pour Dark Horse

  1. Tout d’abord, merci pour le lien, mais surtout je suis contente que tu aies aimé. Sous des airs apparemment simples, une narration vivante, claire surtout, souvent drôle ( ça j’aime ) et un côté western/polar rural, Craig Johnson dit plein de choses – y compris philosophiques, comme tu le dis – que sa façon d’écrire, justement, rend accessibles à tous. La série, je n’adhère pas totalement ( Henry Standing Bear y est petit, et Vic y est blonde, pour moi l’un est un géant et l’autre est brune ) , mais c’est ce qui arrive souvent, quand on a lu les livres d’abord. Les livres sont tout de même très au-dessus de la série, à cause de la plume de l’ami Craig. Bon, nullement objective, je suis fan de l’écrivain et de ce que j’ai vu et pressenti de l’homme quand je l’ai rencontré. Quant à Sophie Aslanides avec laquelle j’ai discuté deux fois, je crois qu’elle a trouvé ici de quoi faire exulter son sens de l’humour, à ce qu’elle m’a dit, l’homme Johnson est vraiment un type bien…Pour moi, « Little bird », « Dark horse » et « Tous les démons sont ici » sont les meilleurs, mais je les aime tous, de toutes façons ! Sorry pour la longueur du com’ ! 🙂

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  2. CultURIEUSE dit :

    Il va vraiment falloir que je m’y mette!
    Il va vraiment falloir que je m’y mette…

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  3. Ping : Death without company | Coquecigrues et ima-nu-ages

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