Le juge qui aimait le rouge

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Dans le cadre de mon soutien au cinéma français couplé à une forme de résistance (?) (voir dans ce contexte l’article de Michel Guerrin dans Le Monde, daté du 21.11. –  extraits …. il faut vivre comme avant. D’où la réouverture, dès le lundi 16 novembre, des théâtres, cinémas et musées après un week-end de douleur et de recueillement. Pas si simple. D’abord parce que les grands rendez-vous festifs, dans la rue, précieux pour se retrouver mais difficiles à protéger, restent menacés – la Fête des lumières, à Lyon, qui devait avoir lieu début décembre, vient d’être annulée. Et puis rouvrir, c’est vital, mais il faut que le public suive. Une semaine après les attentats, ce n’est pas vraiment le cas.

En sept jours, les cinémas, musées ou boîtes de nuit ont perdu la moitié de leur public – cela semble aller mieux pour les théâtres. Le problème, ce sont les jeunes qui sortent moins. Les déplacements scolaires sont supprimés et des parents s’inquiètent de voir leurs enfants dans la rue ou dans un lieu public. C’est toute la différence entre les attentats de janvier, qui ciblaient des communautés, et ceux de novembre, qui visent tout le monde. Le retour du public sera donc un enjeu des jours qui viennent. On y croit !…..

je suis donc allé au cinoche (en effet salle clairsemée pour voir une comédie simpliste douce-amère avec un Fabrice Luchini impérialement nuancé (prix du meilleur acteur  à La Mostra cette année, ou le film a également reçu le prix du scénario) et une Sidse Babett Knudsen d’une douceur lumineuse (mieux connue dans nos contrées pour son rôle dans la série danoise « Borgen, une femme au pouvoir »)…. ahhh quel médecin aux mains douces….

« L’Hermine » de Christian Vincent est un film de procès – Luchini joue Le Président Racine (!) qui doit juger une histoire d’infanticide (un homme accusé d’avoir tué son enfant…). Racine, le mal aimé, est connu pour sa sévérité  (les signes en sont à mon goût distribuée un peu à la main leste dans le premier quart d’heure du film…).

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Quelle ne sera sa surprise de reconnaître dans le box des  jurés une femme médecin qui l’avait, dans le passé, soigné avec dévouement et dont il n’a pas oublié ni la main douce, ni son visage rayonnant en sortant d’une anesthésie….

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Parallèlement donc au déroulement du procès – avec son coup de théâtre, des discussions entre les jurés – mention spéciale à Corinne Masiero –

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souvent hilarant et/ou d’une justesse et réalité comme captée sur le vif – toutefois quelques répliques sont proches des Brèves clichéesques de comptoirs….  mais rire un peu aujourd’hui ça fait du bien….. – nous assistons donc au doux rapprochement délicat entre les deux (lui divorcé, elle seule) avec ses moments de fêlures, romantique à souhait ….

Ce côté fleur bleue est peut-être un peu « too much » mais on a envie d’y croire….

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Avec le recul je dirai un film de qualité TV dominical qui reste léger – il aurait pu se centrer sur le couple de jeune parents dont  on n’apprendra jamais la réalité de la mort de leur enfant, il aurait pu rendre plus crédible la transformation du juge de homme redouté depuis TOUJOURS en être amoureux, « humain » et compréhensif, donner aussi davantage d’épaisseur à la femme médecin…. mais dont émane une douceur souriante qui fait du bien dans les temps qui courent.

 

A propos lorenztradfin

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6 commentaires pour Le juge qui aimait le rouge

  1. Ben j’attends le passage téloche, alors

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    • lorenztradfin dit :

      Presque 300000 spectateurs en 1ere semaine (malgré les attentats) et un Lucchini déchaîné ce matin sur France Inter (interview avec Lea Salamé…) …. on dirait donc que c’est davantage un feel-good movie avec un zeste de coups de projecteur sur le doute et la justice….et la loi

      Aimé par 1 personne

  2. Yv dit :

    ma difficulté est que je n’aime pas du tout Lucchini, mais Corine Maisero est toujours juste et/ou drôle (excellente dans le très bon film Discount)

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  3. dasola dit :

    Bonjour lorenztradfin, il paraît en effet que le film est un grand succès public. Je suis contente pour Luchini qui n’écrase pas ses partenaire. Et on peut comprendre qu’il retombe amoureux (dans le film) de Sidse Babett Knudsen : elle est magnifique. Bonne soirée.

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