Mademoiselle Solitude

Dans cette période automnale et triste, ce sont le titre et la photo très hopper-ienne de ce petit « polar » de Bill Pronzini qui m’a incité à lire ce roman de « folio policier »…..

XY240

http://www.denoel.fr/Catalogue/DENOEL/Sueurs-Froides/Mademoiselle-Solitude  :

Elle était la personne la plus triste, la plus solitaire qu’il avait jamais rencontrée : elle était la solitude incarnée, la mélancolie même…

Modeste comptable dans un cabinet de San Francisco, Jim Messenger est un célibataire effacé et sans histoires. Dans le petit café où il dîne seul, il remarque une femme qui vient tous les soirs à heure fixe, mange le même repas, ne parle à personne : l’aura qu’elle dégage exerce sur lui une étrange fascination.

Un jour, la mystérieuse inconnue disparaît. Hanté par son souvenir, Messenger décide d’enquêter sur son passé et se rend dans sa ville natale, Beulah, aux confins du désert du Nevada, près de la vallée de la Mort. Une communauté d’un autre temps, de ranches, de cow-boys et de serpents. Il y découvre qu’un terrible drame familial est à l’origine de la fuite d’Anna, suspectée d’un double meurtre. Incrédule, Messenger persévère dans sa quête de vérité malgré l’hostilité des habitants. Car, dans ce coin de désert, c’est avec du plomb qu’on répond aux questions des étrangers…

C’est doucement que commence le roman avec une description (quasiment 65 pages) de la vie monotone, routinière et triste de ce timide Jim Messenger perdu ….qui va se mettre à la recherche du passé de la triste disparue et de par sa seule présence secouer profondément la petite ville de Beulah en plein désert du Nevada.

Peu à peu le roman va se transformer, dans le sillage du changement profond que va vivre Messenger ….. qu’on ne va finalement pas vraiment reconnaître à la fin du livre, il sera autre… de citadin (37 ans) ni très sportif, ni très « charmant » ou charismatique , enveloppé dans sa solitude, sans famille ni amis… il va devenir un homme d’action, vivre au grand air, tomber dans un enchaînement d' »aventures » et surtout rencontrer la sœur de Mademoiselle Solitude…. bien entendu  une relation pleine d’émotion à fleur de peau va naître entre les 2  (tout doucement – une nuit ensemble que chacun aura vécu différemment «  »deux personnes solitaires que ça démangeait, c’est tout » (?!) p. 281), avec une fin proche d’un possible happy-end (je voulais être un peu fleur bleue – donc c’est comme ça que je l’ai compris…. – mais ça reste ouvert…).

Bien traduit par Frédéric Brument (http://evene.lefigaro.fr/celebre/biographie/frederic-brument-54446.php)

Le roman est sympathique, très peu roman noir ou policier (davantage un récit sur la solitude et ses affres psychologiques), surprend par le changement – profond – de caractère du héros et s’approche ainsi un peu de (bon) romand de gare (ou de vacances)…. il ne prend pas la tête, déroule gentillement  son projet et était ainsi juste ce qu’il me fallait….

Une autre critique :

http://leslecturesdelonclepaul.over-blog.com/article-bill-pronzini-mademoiselle-solitude-124359561.html

A propos lorenztradfin

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