Lectures de vacances (3) – Prague fatale

Encore une lecture « easy-reading ».

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J’ai – pour les vacances – renoué avec les aventures de Bernie Gunther (le policier cynique et désabusé inventé par Philipp Kerr qui le fait travailler à côté de SS et autres membres de la Gestapo sans partager leurs idées… C’est sa 8ème aventure après entre autres : La trilogie Berlinoise, Une douce flamme; La mort, entre autres….) Version poche (Le Livre de Poche).

Nous sommes en 1941, notre policier, revenu du front de l’Est (Biélorussie) – assez déstabilisé par ce qu’il y ait vécu….(il pense même au suicide…) reste toutefois désabusé, torturé et cynique, tout en cultivant une aversion contre toute autorité…. Reinhard Heydrich (https://fr.wikipedia.org/wiki/Reinhard_Heydrich) va l’appeler à Prague ou il doit démasquer un espion au service de la résistance tchèque et résoudre l’assassinat d’un officier du général ….assassinat énigmatique en chambre close à la Agatha Christie (ironie du sort – A.C. est un des auteurs favoris de Heydrich).

Bernie Gunther est un personnage de fiction, mais il vit ses aventures dans un monde recrée et truffé de personnages ayant réellement existé ce qui permet à l’auteur de parsemer l’intrigue policière assez malicieusement d’événements historiques avérés – et très bien recherchés, un moyen d’épaissir la trame du roman (toutefois déjà assez complexe).

L’intrigue est d’assez bonne facture, mais glisse dans le dernier tiers un peu trop – à mon goût – vers une Agatha Christie-anisation (ou Leroux-onade): interrogatoire d’une flopée de suspects ou coupables potentiels, rebondissements, machination machiavélique)…. j’ai préféré l’avancée plus rapide, nerveuse et enlevée du début du roman avant qu’on arrive à ce huis clos à la « Mystère à la Chambre Jaune »:

« Mais elle avait quitté cet emploi – un excellent emploi – parce que, prétendait-elle, il n’arrêtait pas de la tripoter. Une situation fâcheuse que je comprenais parfaitement. Je ne pouvais m’empêcher de la tripoter moi aussi. »

Très bien traduit de l’anglais (Royaume-Uni) par Philippe Bonnet.

« – Être mort, c’est comme être une putain, affirma Hamperl. On passe l’essentiel de son temps sur le dos pendant que quelqu’un d’autre – moi, dans le cas présent – fait le travail. La procédure peut sembler embarrassante, parfois même légèrement ridicule, mais elle n’a rien de répugnant. A toute personne n’ayant encore jamais assisté à une autopsie, je conseillerais d’essayer de ne voir que le côté cocasse de la chose. Si cela commence à avoir l’air répugnant, alors c’est le moment de quitter la pièce avant qu’un incident se produise. L’odeur d’un cadavre est en général suffisamment désagréable sans avoir à supporter celle du vomi. Est-ce clair ? »

Pour moi pas le meilleur de la série (par ailleurs de Prague à peine des descriptions qu’il sait si bien faire (voir les livres qui se passent à Berlin), mais un bon petit « page-turner ».

A propos lorenztradfin

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