dimanche clim’- et cinématique

Pas de week-end RTT, ni de pont…. je dois donc supporter la réverbération de la chaleur des constructions en béton de nos immeubles « haussmanniens »…. Échappatoires :  une virée en vélo avec pic-nic et deux séjours dans les salles obscures bien climatisées (dans le cas d’espèce les belles salles du Méliès (http://www.laligue38.org/cinema-le-melies).

Vu « Love & Merci » (la véritable histoire de Brian Wilson) de Bill Pohlad (producteur executif de Brokeback Mountain, producteur de Into the Wild et de Tree of Life )

(Le vrai B. Wilson avec les deux comédiens qui l’incarnent à deux âges différents)

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Vous souhaitez un peu de rock des années 60, vous aimez les Beach Boys, le groupe qui a marqué la musique pop des années 60 – et qui est revenu sur la scène en 2012 avec l’album « That’s why god made the radio » – avec une tournée marquant les 50 ans de l’existence du groupe ??

Voici un biopic pas classique du tout qui vous offre un peu de tout ça (pas assez de la musique) – splitté entre les années 60 et les années 80 et distillant peu à peu le puzzle de la vie créative et destructrice du groupe et surtout de B. Wilson …..virée dans l’époque de la jeunesse de B. Wilson (sa créativité – avec des scènes en studio assez impressionnantes) et l’époque à l’âge adulte ( une grande histoire d’amour permettant à B. Wilson de sortir de sa paranoïa-schizophrénie sur-médicamentée par un médecin sans scrupule… (ci-dessous le vrai B.W. avec la femme – vendeuse de voitures – qui l’a sorti des griffes de l’emprise d’un médecin véreux …)

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Le focus de Pohland est mis sur la noirceur en contrepoint de la joie de vive supposée de cette musique douce, insouciante, dominée par les chants polyphonique entraînants. C’est parfois un peu longuet, mais vu la chaleur dehors, on est bien dans la salle obscure.

Brian Wilson incarné par  Paul Dano (à droite – « There will be blood ») et John Cussack (Les Arnaqueurs et La ligne Rouge)

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Le film se laisse regarder – notamment pour cause de sa structure narrative éclatée mais n’est pas inoubliable.

Pour vous mettre au parfum l’album solo SMILE de Brian Wilson

Autre film, autre voyage : le film turc « Mustang »

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Le film de la réalisatrice Deniz Gamze Ergüven (présenté à la Quinzaine des Réalisateurs en 2015) galope avec des accents du film de Sofia Coppola (The Virgin Suicides) – thèmes voisins (ici l’enfermement et les mariages – forcés –  en chaîne de 5 orphelines élevées par leur grande-mère dépassée bientôt par les événements et la liberté de ces adolescentes « insoumises » entravées par la volonté de fer d’un oncle pas net du tout…. – mais ici avec une fin un peu plus « optimiste »….)

Certes tout se passe en Turquie (à un milliers de km d’Istanbul), certes le film raconte par le menu le joug d’un monde machiste et musulman (ce serait pareil chez les hindous probablement) mais il parle aussi allégoriquement de la femme au sein du monde et d’un monde ou les hommes définissent la société. On enferme la beauté, on la cache et on la prive de tout ce qui pourrait être jugé d’obscène car si la femme se permet d’être femme elle est cataloguée de « pute ». On suit donc un quotidien loin et si proche dans lequel le sexe est diabolisé, une chose mal  (mais qu’on ne s’interdit pas ….) …. dès le début le jeu, dans nos contrées, banal des filles assises sur les épaules des garçons pour jouer à la bataille-cheval dans l’eau sera durement puni – puisque le sexe des filles aura frotté contre la nuque des garçons….. « il faut donc brûler nos chaises, puisque notre trou du cul a touché le siège? » demande la petite narratrice (la plus jeune des 5 sœurs) formidable de présence et pleine de vie à l’écran …. – c’est elle à droite de la photo)

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Les 5 filles sont très bien dépeintes (belles scènes dans leur « intimité », quelques moments de pure comédie, dé »évasion » par l’imaginaire …. les voir se jeter sur un matelas en jouant être dans la mer, nageant ou s’éclaboussant avec des gouttes d’eau imaginaires ….une mer pourtant à qqs encablures seulement… c’est d’une drôle de tristesse à mourir…. ), la grand-mère est finalement assez rapidement « négligée » par la réalisatrice, le(s) trait(-s) de l’oncle un peu forcé, les péripéties « positifs » un peu invraisemblables mais somme tout un film d’une cohérence et d’un traitement très fort pour un premier film.

Une fin qui me laisse pantois – je n’ose m’imaginer la suite de la vie des deux mustangs !

A propos lorenztradfin

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Un commentaire pour dimanche clim’- et cinématique

  1. Étonnant smile que je découvre ce matin 😀

    Aimé par 1 personne

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