Entre les étoiles – Interstellar

Pour les uns un blockbuster boursouflé et pompeusement interminable (2h48) pour les autres un chef-d’oeuvre d’une force visuelle avec des rebondissements à la pelle et un scénario cérébralement tordu à souhait.

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Notre planète terre se meurt, dérèglement climatique, tempêtes de poussières, maladies des céréales …. l’humanité doit aller à la recherche d’une planète ou se re-installer…. Matthew (il a été pilote test auparavant) va laisser la manette de ses tracteurs

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et reprendra les commandes d’un vaisseau pour visiter trois planètes qui selon des scientifiques déjà partis en explorateurs des années avant  seraient habitables/vivables….

Certains critiques évoquent « Gravity », « 2001 » (Kubrick) et « Solaris »  ….Il est vrai, dans un certain sens « Interstellar » contient des bribes des ses films sans toutefois contenir leur « radicalité » et / ou philosophie sous-jacente.  Une chose est certaine, il va plus « loin » que « Gravity » qui tourne autour de la terre, puisqu’ Interstellar nous emmène au delà de notre galaxie. Gravity nous offrait Georges Clooney et la 3D. Dans le film de Nolan nous côtoyons Matthew McConaughey, Jessica Chastain, Anne Hathaway… et il se limite à la 2D tout en nous offrant visuellement des théories sur la 5e dimension !

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Aventure spatiale et drame familial intimiste, parfois un peu tiré par les comètes, mais visuellement toujours splendide (les planètes visitées pour éventuellement héberger l’humanité sont impressionnantes – l’une couverte de l’eau et soumise à une gravité qui provoque des vagues d’une centaine de mètres de hauteur, l’autre un bloc de glace….)

« Au fond du récipient : les habituelles limites d’un réalisateur essentiellement illustrateur, parfois inspiré, souvent terne voire laborieux, appuyé sur des scénarios visant une richesse verbale, structurelle et thématique que la caméra s’échine à suivre. On retrouve dans Interstellar la construction sèchement fonctionnelle des plans, la direction artistique intelligente à défaut d’être séduisante (ainsi le design quadrangulaire des deux robots en service à bord du vaisseau, ou celui d’un trou noir représenté comme une sphère), tandis que les justifications scientifiques et sociales pleuvent pour apposer un vernis rationnel sur des postulats de science-fiction. » http://www.critikat.com/actualite-cine/critique/interstellar.html

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Pour moi, c’étaient à part quelques ahh et ohhh avec la vision des planètes visités, la peinture de notre planète terre en train de se mourir et de faire naître des réflexes de la part des pouvoirs publics révoltant ainsi que les champ-contrechamps entre le père (coincé dans la 5e dimension) et sa fille (confinée dans les pliures du passé) et/ou son fils (le père visionne les messages vidéo que son fils lui a adressé sur une vingtaine d’années sur terre, tandis que le père n’a passé que quelques heures sur une planète avec une autre gravité) sont d’une efficacité redoutable. Davantage de toute façon que la rencontre de Matthew avec sa fille vieillie (plus de 100 ans entourée de sa famille à elle et lui jeune comme un fils…), scène limite dégoulinante, et rendue sirupeuse par une musique malheureusement pas trop discrète (Hans Zimmer).

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Dans l’ensemble, pour le lecteur de SF que je fus, un film plaisant, avec une théorie qui titille, des acteurs plaisants…. pour un mois de novembre : une belle distraction (mais on doit aimer les postulats de la SF quand-même)

 

A propos lorenztradfin

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3 commentaires pour Entre les étoiles – Interstellar

  1. Asphodèle dit :

    J’aimais la SF à la Silverberg, à la Ray Bradbury et d’autres qui en ont été les chantres, y mêlant un peu de poésie. Je crois qu’aujourd’hui la réalité a dépassé (certaines) fictions… Il faut que l’ensemble reste crédible (dans le sens on y croit en le regardant) ! Pourquoi pas ? 😉

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    • lorenztradfin dit :

      …. j’ai adhéré au spectacle et à la manière de présenter (certes un peu longuet et jargonisante) les effets-temps – et suis aujourd’hui bouche-bê en entendant à la radio les scientifiques attendant fiévreusement qu’un petit robot lancé il y a 10 (dix) ans dans l’espace se pose sur une météorite aux confins de notre galaxie….. Finalement, comme tu dis, on n’est pas si loin que ça de la fiction cinématographique….

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  2. lorenztradfin dit :

    …. j’ai adhéré au spectacle et à la manière de présenter (certes un peu longuet et jargonisante) les effets-temps – et suis aujourd’hui bouche-bê en entendant à la radio les scientifiques attendant fiévreusement qu’un petit robot lancé il y a 10 (dix) ans dans l’espace se pose sur une météorite aux confins de notre galaxie….. Finalement, comme tu dis, on n’est pas si loin que ça de la fiction cinématographique….

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