….en quête d’orages

dent de crolles

« Trois couples en quête d’orages » – roman polyphonique de Lionel Duroy (prêt de la bibliothèque de Grenoble) publié en 2000, avant sa série des romans introspectifs monologeants (dernier en date lu en 2011 : Colères.

Ils étaient une fois Olivier & Claire (et bientôt Stéphanie & Marianne) – et leur fils Julien, Jean-Xavier et Pacales ainsi que Rémi & Estelle…. 3 couples d’amis dont Duroy nous décrit le « fonctionnement », les interdépendances, les détours, les mensonges, les moments « autruche »…. A un moment j’ai pensé au film « Petits Mouchoirs »…. càd la vie de six bobos, avec leur vie ou l’argent n’est pas un (vrai) problème…

Le point de départ : Olivier – médecin à Senlis – a été blessé par un coup de couteau et va tomber raide « amoureux » de la journaliste Stéphanie qui le lui rend bien. Il va quitter sa femme pour elle, avoir un enfant avec elle… mais ne sera plus heureux. Valse hésitation (qu’on connait des romans ultérieur de Duroy – plus autobiographiques aussi. Une rupture d’anévrisme jouera la troisième mi-temps du roman ou toutes les personnes ont leur mot à dire, une pensée qui trahit et/ou contredit ce qui est dit à haute voix….  Recherche d’un enfant à adopter (virée en Amérique du Sud) d’un couple, « fugue » pour de meilleurs retrouvailles en Croatie pour l’autre couple…. Cela coule bien, est sans conséquence (je ne me suis pas attaché particulièrement à un des protagonistes et avait parfois un peu de mal à suivre (lire : comprendre) certaines décisions, mais c’est bien écrit,  dialogues qui sonnent vrais (pas étonnant que ce roman a servi de base pour un film sortie en 2005 Trois couples en quête d’orages que je n’ai pas vu, mais dont les acteurs S. Labarthe, A. Recoin, C. Nebout, H. Grardot, D. Rollin… collent toutàfé à l’image des personnages que je me suis fait)

 

« ….Le tabac fouetta soudainement le sang d’Olivier et une légère euphorie, presque un vertige, le contraignait à fermer les yeux. 

– C’est bon, non?

– Oui….ça me rappelle des souvenirs.

– La meilleur, c’est sur la plage après le bain, t’es pas de mon avis?

– Si

Il faillit dire « et après l’amour », et eut la surprise d’entendre son fils le dire à sa place, en souriant stupidement, comme pour voir jusqu’ou il pouvait pousser le bouchon.

-Julien !

– C’est pas vrai? honnêtement ?

– Ne fait pas l’andouille. Tu ne couches pas déjà, j’espère ?

– Si. C’est grave, docteur? » (p.133

9782260015413FS

Superficiel et léger, vite lu – parfait pour une soirée d’été – manquant toutefois de profondeur (personnages par trop schématiques à mon goût) ou d’approche psychologisante (même si la question du/des non-dits dans un couple est sous-jacente en permanence). 

« ….si cette dinde frigide ne leur avait pas gâché la soirée, il aurait entrainé Estelle aussitôt après le dîner et lui aurait fait l’amour dans leur grande chambre, à l’étage. Chaque fois qu’il laissait passer plus de cinq ou six jours sans la toucher, un sentiment de lassitude le gagnait. Il avait remarqué depuis le temps. Si c’avait été seulement du désir il s’en serait arrangé, mais c’était plus que ça, il avait besoin de pénétrer Estelle, de séjourner longtemps ente ses jambes ….. D’ailleurs, il possédait une horloge interne qui l’avertissait du péril. ….. Estelle s’en foutait, elle avait pros son somnifère, s’était peut-être même caressée et ne se réveillerait pas avant huit heures…. » (p. 179)

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