L’accordeuse desaccordée

9782226242976g

L’adultère (3/3) – sous la plume d’une auteure que l’ordinaire et le banal (du quotidien) inspirent et qui sait y insuffler une part sombre, quelques notes de musique mélancoliques et/ou un parfum de mystère.

Sans « Nous étions faits pour être heureux » Véronique Olmi fait rencontrer une femme relativement mariée, âgée et « banale » et un homme (promoteur immobilier) de 62 ans, marié à une femme jeune (et vivant dans un univers de luxe, calme…). Elle nous raconte la naissance d’une passion et ses conséquences.

« La première fois. Bien sûr il faut raconter la première fois, même si on ne le sait pas. Ce jour-là, j ne savais pas que j’avais rencontré Serge, que cela s’était mis en marche. C’est après que cela se comprend, après que l’on se demande si l’autre nous avait vu, s’il avait senti quelque chose, on ne sait quoi, quelque chose de différent, come quand on trébuche et que le sol nous apparaît dans une autre perspective. » (p.17)   

Véronique Olmi est très forte quand elle parle – simplement – du désir, le basculement (« un homme, un inconnu, frappe à votre porte et en une heure à peine, renverse votre vie… »), la différence de perception (Venus & Mars), les hésitations et interrogations quand, avec le vieillissement (Tourgueniev aurait de « amarré au môle du grand âge ») et les interrogations sur le ressenti d’être passé à côté de quelque chose peut-être…. et j’ai beaucoup aimé la première moitié des 234 pages…. ce va-et-vient entre les deux voix de Serge et de Suzanne…

Quand la voix de Serge devient prépondérante, quand lui, miné par un lourd passé, se raconte, se confie…. j’ai moins aimé….et au vu d’une fin qui m’a rendue un peu perplexe, indigné de Suzanne même…. je sors du livre un peu perplexe.    

« La liberté et son pendant, la solitude, maintenant je les connaissais bien. ….La solitude est à vous, elle vous tient, et on ne sait jamais si c’est une délivrance ou une malédiction. Va-t-elle vous donner des ailes ou vous réduire à une existence de petits pas? J’étais entre deux mondes. Si libre. » (p. 135)

Si je donnais des notes ce serait un 3 sur 5… et ceci notamment pour la naissance de la relation, le jeux de mensonges, les stratagèmes, le désordre houleux crée dans la vie des protagonistes…. le côté « Dernier Tango à Paris » (le métier de Serge lui permet d’utiliser des appartements parisiens vides….- oui Paris est presque un personnage du roman) …. mais du long déballage du sac à dos de fêlures et secrets de Serge j’aurai pu m’en passer….

 

 

 

 

A propos lorenztradfin

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