Chatôn – Tout à fait mon genre

« Pas mon genre » de Lucas Belvaux

Un très beau film plus complexe qu’il n’y parait. Et de toute façon beaucoup mieux que l’affiche qui, elle est d’une laideur absolue (selon moi)

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Synopsis – tiré de allociné:

Clément, jeune professeur de philosophie parisien est affecté à Arras pour un an. Loin de Paris et ses lumières, Clément ne sait pas à quoi occuper son temps libre. C’est alors qu’il rencontre Jennifer, jolie coiffeuse, qui devient sa maîtresse. Si la vie de Clément est régie par Kant ou Proust, celle de Jennifer est rythmée par la lecture de romans populaires, de magazines « people » et de soirées karaoké avec ses copines. Cœurs et corps sont libres pour vivre le plus beau des amours mais cela suffira-t-il à renverser les barrières culturelles et sociales ?

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Raconté-résumé ainsi on dirait bof. C’est oublier le conte cruel éponyme de P. Vilain qui a servi de base pour ce film.

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Certes nous assistons au déballage d’une série de clichés et/ou stéreotypes sur les différences culturelles entre une coiffeuse et l’intello germanopratin, ce qui est un peu trop appuyé (ahh cette tirade ennuyée sur l’opéra de Dusapin qu’il faut aller voir…, tant Debussy et Ravel sont mieux…).  Trois scènes de Karaoké – dans lequel la petite coiffeuse excelle et devient la reine de la nuit d’Arras –  sont – à mon goût – un peu trop longue, même si elle permettent de faire avancer le récit, épaissir les personnages – , mais sinon, rien à redire.

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L’atout majeure : Emilie Dequenne !!! Elle est lumineusement époustouflante, vraie, irradie littéralement l’écran et au-delà….- elle vit, elle est l’intelligence même (la vraie de la vie).

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Loïc Corbery arrive à bien passer le personnage attaché aux mots plus qu’aux êtres, incapable de vivre une histoire d’amour…enfermé dans sa tour d’ivoire de milliers de pages de livre – (Lucas B. nous le souligne bien dans un beau traveling vertical sur un mur écrasant de livres).

Pour finir : Le « chaton » du titre vient du fait que la belle coiffeuse va appeler son prof parisien « mon chaton (chéri)  » –  j’ai du mal avec ce genre d’interpellation (comme aussi « mon lapin » ou « ma biche » – cela m’horripile….).

Post scriptum en date du 21.2.2017) :

J’ai revu le film hier soir (un peu par hasard) – et confirme mon/mes sentiments d’alors, avec a) une atténuation du jugement sur les 3 scènes de karaoké (finalement pas trop long – et parfaitement à la drame tragique  (acte 1, 2 et 3). Je redécerne un prix à  Emilie D. qui est du côté de la vie (et quels regards elle lance ….!!)…un beau moment de mise en images d’un roman « kantien ».   

A propos lorenztradfin

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3 commentaires pour Chatôn – Tout à fait mon genre

  1. Yv dit :

    J’ai lu le livre que j’avais commencé avec pas mal d’a priori parce que franchement le prof parisien qui vient dans le Nord et y rencontre une coiffeuse, c’est le cliché absolu. Et puis, j’ai trouvé que P. Vilain justement faisait en sorte que ces clichés ne restent pas et que cette petite coiffeuse devienne le personnage central du bouquin. Nul doute que L. belvaux dont j’aime beaucoup les films en sorte également un bon film

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