Cognée m’a frappé

Les dimanches sous la pluie-neige ont du bon : Occasion pour faire un tour au Musée de la ville de Grenoble qui nous fait le plaisir d’offrir aux Rhône-Alpins une bien belle exposition sur le peintre Philippe Cognée (oeuvres exécutées depuis 1991 – il n’y a qu’une oeuvre « ancienne » sous l’influence de Dubuffet (?) – « L’explorateur »

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Cognée dit : « Je m’inspire toujours de photographies. Mais dans un premier temps, je peins sur toile de manière assez classique, avec des couleurs mélangées à de la cire d’abeille. Puis j’enveloppe mon tableau d’un film plastique transparent, je le pose par terre et je le repasse avec un fer tiède. La peinture se liquéfie et quand je retire le film c’est une autre image qui apparaît. Il y a eu disparition du geste de peinture. Je construis, puis déconstruis. »

Ce qui donne des merveilles après-Bonnardiennes (les modèles ayant quitté la baignoire….)

2012-11-16-Baignoire

ou des surprenantes vues soit d’une Medina ou de foules….

macval110628e_foule

Philippe-Cognee---Medina--2009---peinture-a-la-cire-sur-t

Par ailleurs, je suis  resté pétrifié d’admiration devant des sables mouvents de « Chateaux de sable » (couleurs, compositions – quel veinards les collecteurs majoritairements privé) (malheureusement je n’ai pas trouvé d’illustration ni des deux peintures, ni des dessins au charbon d’un simplicité exquise).

J’ai moins aimé dans cette exposition les séries rembrandtiennes de carcasses de viande (une vingtaine rassemblées dans une salle), ni par ailleurs ses auto-portraits avec leurs déformations et grimaces douloureuses inspirés on dirait par Bacon…mais cela fait du bien de voirs ce type de peintures ou même la surface de la toile semble être sensuel.

Bel article sur un blog glané sur le net:

…..La technique de Philippe Cognée lui est particulière : il photographie  ses sujets ou bien les filme en vidéo, puis en photographie quelques images diffusées par le moniteur. Ces images, telles quelles ou déconstruites, ré-assemblées, sont ensuite projetées sur le  support (toile ou bois). Il utilise alors une peinture à l’encaustique faite de cire d’abeille et de pigments de couleur pour réaliser son œuvre. Il dispose cette peinture au pinceau sur la  toile, puis recouvre ensuite la toile d’un film plastique sur lequel un fer à repasser, chauffant la cire pour la liquéfier, étalant et déformant les formes, pour créer l’enfouissement trouble du sujet dans la matière. Le film plastique lorsqu’il sera décollé laissera à certains endroit des effets d’arrachage et l’image semble alors enfouie sous une surface glacée…

http://www.le-carnet-de-jimidi.com/pages/Philippe_Cognee_Peintre-3528449.html

A propos lorenztradfin

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