Wake of forgiveness – Le sillage de l’oubli

Il n’y a pas que du Craig Johnson (Little Bird, L’indien Blanc) chez Gallmeister. Dans la Collection Nature Writing de cet éditeur j’ai choisi le roman de Bruce Machart « Le sillage de l’oubli » (Wake of forgiveness) – question annexe philosophique ou de marketing sur ce twist du traducteur (ou éditeur): (Qui a transforme le pardon en oubli? ?)

4e de couv’:

Texas, 1895. Un propriétaire terrien voit la seule femme qu’il a jamais aimée mourir en mettant au monde leur quatrième fils, Karel. Vaincu par la douleur, l’homme entraîne ses enfants dans une vie austère et brutale. Pour lui, seuls comptent désormais ses chevaux de course montés par Karel, et les paris qu’il lance contre ses voisins pour gagner toujours plus de terres. Mais l’enjeu est tout autre lorsqu’un propriétaire espagnol lui propose un pari insolite qui engage l’avenir des quatre frères. Karel s’élance dans une course décisive, avec pour adversaire une jeune fille qui déjà l’obsède.

Premier roman éblouissant, Le Sillage de l’oubli a valu à son auteur d’être comparé par une presse américaine enthousiaste à William Faulkner. À travers une écriture vertigineuse, Bruce Machart dresse le portrait sans concession d’une famille déchirée en quête de rédemption.

Longue et lente tragédie terrienne et quasi-shakespearienne avec amours déçues et pleins de cheveaux qui se déroule en 4 phases entre 1895 et 1924 (2.1895; 5.1898, 3.1910 et 12.1924) – dans un va et vient – dans le Texas.

Dans une interview Bruce Machart, dont c’est le premier roman, explique que la lecture, selon lui, doit être une expérience sensorielle, avoir une odeur, du goût, être empli d’images fortes et  raisonner aux oreilles. De même le lieu et la nature doivent être des personnages à part entière…

Préparé ainsi, nous parcourons donc 335 pages denses, et sommes (très bien) servis. Certes, je me suis parfois un peu perdu dans cette densité noir, mais le traducteur (Marc Amfreville) a fait un bon boulot, et je me suis accroché, et n’ai pas regretté. En effet, Faulkner n’est pas loin et McCormack aussi pointe son nez.

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Autre blog, autre critique – avec des liens vers une foule d’autres lecteurs….et qui me « dispense » de commentaires originaux (et permet d’en savoir un peu plus sur le livre) – Je partage par ailleurs l’enthousiasme

http://www.incoldblog.fr/?post/2012/03/14/M%C3%AAme-si-on-frotte-un-%C3%A9tron-dess%C3%A9ch%C3%A9

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2 commentaires pour Wake of forgiveness – Le sillage de l’oubli

  1. Theoma dit :

    Faulkner ? Mc Cormac ? Carrément ?

    J'aime

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