B – comme bordel

Il y’a toujours une première fois: Hier soir, nous avons eu recours à la VOD de notre Livebox…

A la recherche d’un film qui ne prends pas la tête (sic!) nous avons choisi la porte grande ouverte du film « L’Appolonide (Souvenirs de la Maison close) » – de Bertrand Bonello (qui est tout sauf léger et) que nous n’avions pas vu à l’époque au cinoche.

Pas deçu du tout. Dense, parfois comme un documentaire, sans jugement, parfois comme un étrange rêve de Franju. Beau cinéma qui sait se taire quand il faut, qui n’a pas beson de discours alambiqués, qui suggère, qui nous laisse seuls parfois aussi.

Bande-Son surprenante – mais collante farpaitement au sujet: (La Bohème – Puccini, Mozart (Adagio du Concerto N° 23), Lee Moses et The Moody Blues (Nights in White Satin)…on en a vu moins ecclectique, et moins tendrement voluptueuse.  (http://www.lapollonide-music.com/)

Extrait d’une critique des Inrocks (à laquelle je souscrit entièrement)

… »Parmi les doubles-fonds du film, le plus étrange tient à un étonnant tour de casting.La plupart des clients de ce bordel sont interprétés par des réalisateurs du cinéma d’auteur français. Se succèdent ainsi au bordel Jacques Nolot, Xavier Beauvois, Pierre Léon, Damien Odoul.

Et comme le rôle de la maquerelle est tenu par Noémie Lvovsky et que la voix d’une sociologue d’époque qui a travaillé sur la prostitution est celle, en off, de Pascale Ferran, ce ne sont qu’avec des cinéastes que les filles de l’Apollonide font commerce.

Cet entrelacs de désir et d’argent, de soumission et de domination, de théâtre et de pulsion, c’est donc aussi le cinéma, et au-delà la création, qu’il représente de façon allusive et fantasmée. C’est une des nombreuses lectures possibles d’un film à la densité et la profondeur peu communes, à la fois abstrait et politique, sidérant dans son accomplissement plastique et tenace dans l’empreinte qu’il laisse à nos cerveaux éblouis« .

http://www.lesinrocks.com/cinema/films-a-l-affiche/lapollonide-chef-doeuvre-en-bordel/

 

PS: Revu hier (25.11.2015) lors de son passage sur ARTE – et sur une nouvelle TV (grand écran). Trouvé cette fois-ci légèrement long (quelques passages peut-être un peu trop étirés) mais toujours bluffé par la création d’une ambiance claire-obscure, des actrices exceptionnelles, un récit magnifique et une fin, après un passage bunuelesque, glaçante….

A propos lorenztradfin

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