Road Movie (3) – Drive

Nicola Winding Refn, réalisateur danois avec peu de moyens nous offre un polar urbain avec des accents de Michael Mann, Steven Soderbergh et un zest Tarantino trash (ou de « slasher » genre Vendredi 13) .

Magnifique scène d’ouverture. Un chauffeur va aider deux malfrats d’échapper, après un casse, à la police (voitures de patrouille et hélicoptères). L’acteur, Ryan Gosling (vu récemment dans « Blue Valentine » – et bientôt dans le dernier film de Mr. Nescafé) excellent), un cure-dents dans le coin de sa bouche, écoutant les infos sur un match de basket en cour, joue au chat et la souris…et c’est réjouissant comme la fin de la séquence tirée au cordeau….dans un fascinant Los Angeles nocturne et scintillant.

Vous reconnaissez la rousse pulpeuse de Mad Men?

Comme dans le roman éponyme de James Sallis (« Drive ») – qui a servi de base au film – on assiste à un policier classique (galerie de gangsters, ami-mentor, jolie voisine – un piège qui se referme…), mais il y a un petit quelque chose européen dans ce film avec ses lenteurs, son brin de nonchalance et d’impavidité suivi d’accélérations violentes et assourdissantes.

Ainsi nous assistons (2é scène pleine de maîtrise) à un moment de violence assourdissant dans un ascenseur (précédé par un baiser d’une tendresse hénorme). Le spectateur à un petit haut de cœur (un vrai souffle de rire jaune d’évacuation à travers la salle – 200 personnes !!) et rebelote le changement de rythme….un
joli exercice de style, une magnifique photo et un bon travail sur les bruits, la musique , battement de cœur, ronronnement de moteurs…

Mode mineur et majeur se jouxtent dans ce petit film (qu’on aurait certainement interdit aux moins de 16 ans il y a quelques années encore…).

J’y étais avec A. & C. , càd 2 femmes qui détestent profondément la violence au cinéma et ailleurs – et elles ont aimé malgré tout, vu qu’il y avait cohérence de propos et un Ryan Gosling qui, avec son sourire au coin, pourrait nous vendre l’annuaire téléphonique  comme LA bible des temps modernes même en tenant une batte de baseball ensanglantée dans l’autre main.

Lire aussi la critique dans le dernier n° des Cahiers de cinéma qui ne savent plus quoi penser de ce metteur en scène…(… » la question du style – dans la dernière partie, un certain pompiérisme menace même le travail maniériste de l’auteur; c’est sur cette limite que jouera probablement son passage dans la cour des grands » – il faut savoir qu’on évoque parfois le grand S. Kubrick quand on parle de ce jeune talent….)

A propos lorenztradfin

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