Un été tiède

5e saison de mon soutien au cinéma français….

Quoi de mieux au vu d’un ciel gris que d’aller, drapé d’un imper pour se couvrir contre les gouttes d’un ciel triste, au cinéma, qui plus est dans une vraie salle de cinéma Art de Essai, pour voir: « Un été brûlant », le dernier opus de Philippe Garell.

En sortant j’étais loin de l’enthousiasme de certains critiques (les Cahiers du Cinéma en tête – pas moins de 10 pages dans le dernier n° ).

Suicide du personnage central, chassés croisés entre deux couples et quelques individus,  déceptions  amoureuses, esquisse de discussions sur l’art vs politique, la révolution vs guerre, Rome l’éternelle (ou plutôt quelques statues romaines), Cinecitta, cinéma dans le cinéma, clins d’oeil à Godard (notamment « Le Mépris »)…

La prise de son était très moyenne dès que les conversations se passaient dehors et tout se passait plan-plan….sauf – et j’entends votre ricanement (mais je vous assure qu’elle n’est pas mon style du tout du tout) – quand Monica Bellucci dansait avec un inconnu lors d’une fête….3-4 minutes de pure sensualité (un film muet magnifique) attraction, abandon, refus….

(D’autres sur la toile illustrent mieux mon sentiment à propos du film: http://fromafog.blogspot.com/2011/10/un-ete-brulant-philippe-garrel.html

…L’idée du film est belle : deux qui se brûlent, deux qui sont au contact de ce feu mais s’en préservent. La grande question : comment vivre avec l’absolu ? Le problème, c’est que les deux qui doivent brûler sont plutôt glauques et semblent prendre l’eau. Quant aux deux qui vivent auprès d’eux, ils sont filmés avec beaucoup de condescendance. Dès qu’ils apparaissent à l’écran, il y a une sorte de « ces gens-là » qui envahit l’image. La peinture s’écaille, mais ils lisent des livres dans la collection blanche de Gallimard.

La première scène d’Un été brûlant condense Le vent de la nuit en trois minutes puissantes. La dernière reconvoque les fantômes de La frontière de l’aube. Une séquence de danse au milieu du film rappelle Les amants réguliers. Quoi de neuf ? Rien, mais ça continue, et ça devient un peu réactionnaire, par défaut plus que par choix : passer sous la ligne 2 du métro à Stalingrad est une aventure visiblement inédite pour Philippe
Garrel, qui résume sa vision du présent à une intervention policière et à une petite phrase : « quelle merde ce Sarko », qui tombe à l’eau.

A propos lorenztradfin

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