Middlesex

J’ai acheté ce livre à Quito dans la boutique Confederate Books http://www.ecuadorexplorer.com/html/bookstores.html (à sec de lecture après tant de voyages en bus) – et viens de fermer la dernière page de 529 pages anglaises (version Picador) (ou 667 pages en livre de poche POINTS, donc en frç).

La version frç. est traduite par Marc Cholodenko (romancier, traducteur, poète). En effet, il en faut un peu de tout ça pour rendre en français la richesse de la v.o. de Jeffrey Eugenides (auteur aussi du bien connu « The Virgin Suicides ») qui par ailleurs avait reçu le prix Pulitzer pour son roman (en 2003).

Le narrateur (Cal, Callie, Calliope) est un hermaphrodite (enfance – jusqu’à 14 ans – elevée comme et prise pour une fille, ensuite il vit son côté masculin) qui pour se raconter va commencer son tourbillon de mots avec l’histoire de la famille Stephanides au 20e siècle (des grecs qui vont quitter la Grèce, émigrer aux States et devenir plus américains que les américains…- quelques scènes bien enlevées).

Eugénides change souvent le ton, même s’il y a toutefois comme une musique de fonds teintée d’une légère ironie. Il brosse de manière humoristiquement-grave et érudite des histoires romanesques (cinématographiques et parfois un peu les mythes grecs) avec leurs rebondissements, il y a la tendresse, des personnages hauts en couleur, les faits historiques qui jalonnent le récit – Turcs, racisme, industrie automobilière, Berlin –  et bien sur des apartés ou d’avantage sur les aspects médicaux (psychologiques/sociologiques) de l’hermaphrodisme.

L’histoire aurait pu être absconse, scabreuse, mais non : on s’amuse, un vrai « page-turner » avec toutefois – pour moi quelques passages à vide vers la fin – mais quel régal de lire une prose « bien faite » (et ni masculine ni féminine).

http://en.wikipedia.org/wiki/Middlesex_%28novel%29

A propos lorenztradfin

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2 commentaires pour Middlesex

  1. Yv dit :

    Je ne connais pas l’auteur je n’ai pas lu Virgin suicides (ni vu le film qui porte le même nom, mais est-il tiré de ce livre ?) Mais humour + érudition, là je dis bravo et pourquoi pas dans mes prochaines lectures ?

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    • lorenztradfin dit :

      Merci pour ton passage – Le film (très sensible) de Sophia Coppola (et qui vaut vraiment la peine à être vu) a été bien tiré du livre de Eugenides (elle a juste, selon ce que j’ai pu glâner, changé un peu la perspective – davantage centré sur le point de vue des filles et moins sur celui des garçons…). Je n’ai pas lu le livre – mais la tonalité du film et la mystérieuse et éthérée Kirsten Dunn …sont d’une grâce inouïs.

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